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Sa dernière prestation en Champions League a permis à l’attaquant camerounais de faire taire les ragots. La rencontre très attendue de C2 qui a opposé le club londonien de Chelsea à celui de l’Inter de Milan, a permis au buteur camerounais d’étinceler à nouveau. Au terme d’un match qui s’est soldé par la victoire du représentant italien, l’ex-sociétaire de Barcelone a déroulé une performance magistrale qui a aguiché les nombreux téléspectateurs et spécialistes de football. Ayant profilé un football limpide ponctué par un jeu de passes opportunes, Samuel Eto’o a également mis la cerise sur le gâteau en scellant le sort de la rencontre grâce à un splendide but de l’extérieur du pied droit à la 78e minute. Cette prestation singulière du joueur qui a participé à la consolidation de la victoire de son équipe a implicitement servi à remettre sur la table des discussions, les nombreux déboires rencontrés par ce dernier.
Injustices
Alors que les performances de début de saison et la timide prestation à la Can de Samuel Eto’o laissait planer un doute sur ses compétences actuelles, les récents événements ont voulu davantage enfoncer le couteau dans la plaie. Dans cette armada médiatique à vouloir ternir le talent du joueur, la cérémonie du ballon d’or africain 2009 est venue davantage renforcer l’idée d’antipathie qui planait dans les esprits de nombreux camerounais.
Tandis que de manière unanime, les observateurs du monde entier s’attendait à voir primer le mérite, contre toute logique, la Caf dans son embrouillamini organisationnelle et un collège électoral subjectif, a préféré primer la médiocrité par rapport au talent en attribuant le trophée à l’ivoirien Didier Drogba. Une annonce qui a semé la confusion dans tous les esprits et médias du globe poussant à remettre en cause d’une part la quintessence qualitative et fonctionnelle de la Confédération Africaine de Football ; et d’autre part les motifs insidieux et perfides qui ont poussé bon nombre des sélectionneurs Africains (chargés selon la Caf d’effectuer le vote) à parvenir à une telle mascarade.
Au-delà de ce facteur quelque peu avilissant, s’ajoute l’épisode rétrospectif du transfert de l’attaquant camerounais. Sur une chaîne de télévision sportive française qui égrenait le débat après le match, Zinedine Zidane et les autres panélistes présents ce jour, ont unanimement saisi l’occasion pour récrier les conditions et le choix de transfert opéré par le club espagnol de Barcelone. Qualifiant cet échange d’ « insultant pour la capacité réelle du joueur », Zinedine Zinedane a pareillement rappelé toute sa sympathie et sa reconnaissance pour le talent de Samuel Eto’o. En guise de rappel, pour s’approprier le joueur de l’Inter Zlatan Ibrahimovich, les dirigeants barcelonais avaient opté verser la rondelette somme de 40 millions d’euros plus un échange avec le capitaine des lions indomptables et le prêt de Hleb. Une opération qui s’avère jusqu’à présent infructueuse et non prolifique aux yeux des supporteurs catalans qui n’ont jamais digéré le départ de celui qui est désormais rentré dans l’histoire du club en devenant le meilleur buteur.
Intrépidité
Au-delà des turpitudes traversées par Samuel Eto’o, ce dernier relativise la situation en prenant cela comme une étape de la vie. Dans son site, en plus de préciser qu’il n’est pas parfait, il explique brièvement que les injustices qu’un homme ambitieux rencontre n’altèrent pas sa valeur intrinsèque. A cet effet, dans le but de continuer à atteindre son objectif majeur qui est de représenter valablement le Cameroun en procurant par ricochet un plaisir manifeste à tous ses fans, il annonce des lendemains prometteurs. Une ferme promesse de donner le meilleur de lui-même dans la suite de son parcours et surtout à la coupe du monde sud-africaine pour parvenir dans la mesure du possible, au firmament suprême cette compétition. Ceci bien entendu, à l’exaspération générale de tous ses détracteurs qui n’auront pas compris que ce qui ne tue un homme, le rend inexorablement plus fort.
Paul Tonye Njel
