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La CONAC voudrait minimiser la corruption dans la gestion du Budget d’investissement public

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cooruptionUn atelier de deux jours a été ouvert hier à Yaoundé afin de diagnostiquer l’étendue de la corruption dans le secteur.  BIP. Budget d’investissement public. Le sigle est suffisamment connu pour susciter de l’intérêt à chaque fois qu’il est évoqué. Et quand il est associé au phénomène de corruption, l’intérêt est encore plus grand. L’objectif de la Commission nationale anti-corruption est justement d’attirer l’attention sur un phénomène qui a des incidences peu mesurables sur le fonctionnement de l’Etat.
Il faut signaler que le BIP est l’outil par excellence de la redistribution de la richesse nationale, des fruits de la croissance. C’est du moins de ce principe que part la CONAC, qui organise depuis hier à l’hôtel Mansel de Yaoundé un atelier de stratégie de lutte contre la corruption pour les BIP et les marchés publics.

La mauvaise, ou la non-exécution, des projets inscrits dans le BIP, les procédures non réglementaires de passation de marchés sont autant de gangrènes qui rongent ce secteur. « Il s’agit d’établir avec les participants le diagnostic du phénomène de la corruption et d’élaborer une stratégie adéquate pour le limiter. Il faut maximiser le processus de redistribution des fruits de la croissance de manière équitable», a expliqué Alfred Etom, secrétaire exécutif du Comité ad hoc d’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC). Pour Aimé-Parfait Bikoro, le représentant du Premier ministre, chef du gouvernement, qui ouvrait les travaux, « la vision du gouvernement est celle de l’assainissement de la dépense de l’Etat. Les moyens doivent parvenir à leurs destinataires et les projets doivent être exécutés ».

Cet atelier qui s’achève ce mardi est le troisième du genre organisé dans le cadre de l’élaboration de la SNLCC, après ceux consacrés depuis le début de mois au secteur de la santé (Yaoundé) et à celui des forêts et de l’environnement (Bertoua). La CONAC, avec l’appui du projet Choc (Changer les habitudes, s’opposer à la corruption), a en effet sélectionné dix secteurs d’activité et sept piliers d’intégrité dans la méthodologie de cette stratégie. Méthodologie présentée et approuvée par le gouvernement lors de la 3e session du Comité de pilotage du projet Choc en juin dernier. D’autres ateliers sont donc prévus dans les prochains jours un peu partout dans le pays, afin de mobiliser toutes les couches dans le combat contre la corruption.
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