Santé : Le don de sang est la deuxième cause d’infection à Vih au Cameroun



C’est ce qui ressort du 5ème congrès africain d’hématologie et de transfusion sanguine qui se tient depuis hier au Palais des congrès de Yaoundé, sous le thème de la sécurité transfusionnelle. Jusqu’au 20 novembre 2009, le Palais des congrès de Yaoundé abrite le 5ème congrès africain d’hématologie et de transfusion sanguine, organisé par la Société africaine francophone d’hématologie (Safhema). Les thèmes au programme de ces assises tournent autour de la sécurité de la transfusion sanguine. Il s’agit, entre autres, de la drépanocytose, des hémophilies malignes, de la prise en charge des hémophiles et d’autres pathologies de l’hémostase.
Dans une étude réalisée chez des femmes enceintes de l’hôpital de district de la Mifi au Cameroun par les médecins Mato, Chetche, et Kaptue, il ressort que la prévalence des anémies est favorisée par la consommation du Kaolin. Une autre étude réalisé par Simplice Mole, chef de la banque de sang à l’hôpital central de Yaoundé et Michelle Dramaix, chef d’un laboratoire en Belgique, révèle que les donneurs de sang de remplacement familiaux sont encore ceux qui, majoritairement, participent à l’approvisionnement des banques de sang au Cameroun. En effet, d’après une étude faite par Mbangue, Garga, Solle, Tonye et Adji à l’hôpital Laquintinie de Douala, de juin à juillet 2009, 70% de donneurs se recrutent au sein des familles en difficulté.
Ces dons de sang obligatoires connaissent cependant un taux élevé de déperdition, pour cause d’infection. « Trop nombreux recrutés, les donneurs de familles sont à l’origine des ruptures de stock dans les banques de sang et, en terme financier, responsables des gouffres à sous des centres de transfusion », dévoile la dernière étude. D’ailleurs, la transfusion sanguine est « la 2ème voie de transmission de l’infection à Vih au Cameroun après la voie sexuelle », relève un travail fait par Pengetnze, Chentcha, Tapko et Kaptue, portant sur le risque transfusionnel résiduel de l’infection à Vih à Yaoundé. L’horizon est sombre lorsqu’on sait que la forte prévalence des pathologies anémiantes augmente le recours à la thérapeutique transfusionnelle et aggrave par là même le risque d’infection.