revue de presse
sport
podcasts
staff

Newsletter




HitRadio sur Skype

Skype hitfmradio

Stat. des visites

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui50
mod_vvisit_counterTotal2295050

Société Africaine des Nouvelle Technologies
CAIC - FADIL GROUPE

Malaise : Le Minfi épluche la gestion de la Ctpl

PDFImprimer

minefiLe personnel de l’institution est sans salaire depuis deux mois pendant qu’une mission de contrôle du ministère des Finances examine les comptes de cet organisme. Depuis le mois de mai, le personnel de la Commission technique des privatisations et des liquidations (Ctpl) est sans salaire. Selon des cadres de cette institution qui ont requis l’anonymat, les retards de salaire sont le fait des lenteurs observées au niveau de la tutelle qui, tous les mois, effectue les virements nécessaires pour le paiement de ceux-ci.

«Tous les mois, les virements de nos salaires sont effectués à partir de la tutelle qui est le ministère des Finances. Ce qui est différent pour ce qui concerne le budget de fonctionnement de la maison qui peut être débloqué par tranches ou en totalité et sur lequel nous avons l’entière autonomie de gestion», explique un cadre de la maison.

Au ministère des Finances, les responsables rappellent que la Commission est un organisme placé sous la tutelle technique et financière du ministère des Finances. Elle est dotée d’une autonomie financière et ne saurait avoir de retards de salaire du fait de sa tutelle. «Le budget de la Ctpl est logé dans les lignes de crédit du ministère des Finances. Chaque mois, le ministère met à sa disposition les ressources nécessaires lui permettant de supporter les charges salariales de son personnel ; pour cela, il faut seulement faire des engagements pour déclencher l’opération de virement des salaires. Ces retards ne peuvent donc pas être le fait de la tutelle, mais certainement de cet organisme qui n’a pas dû procéder à temps aux engagements relatifs aux salaires des personnels», souligne-t-on à la cellule de la communication de ce ministère.

Malgré de multiples tentatives de recoupement à son niveau, le président de la Ctpl Aminou Bassoro, est resté injoignable deux jours durant. Son secrétariat conseillant de prendre rendez- vous une semaine à l’avance pour rencontrer ce dernier.

Toutefois, dans l’entourage du président de la Ctpl, cette procédure semble nouvelle. Au quel cas, pourquoi n’avoir pas préalablement informé les services compétents de la Commission afin que ces dispositions soient appliquées automatiquement ? La tutelle préfère alors mettre le personnel en souffrance. “La gestion des salaires est entièrement entre les mains du ministère des Finances ; si on débloque nos salaires comme c’est le cas pour le budget de fonctionnement, il est clair que nous n’aurions pas intérêt à être indolents en ce qui est du traitement de nos propres salaires pendant deux mois», confirme-t-on de source proche de la présidence de la Ctpl.

En dehors des retards observés dans le paiement des salaires du personnel, la Ctpl fait aussi depuis deux mois selon des cadres de cet organisme l’objet d’un contrôle du ministère des Finances. «Nous n’avons pas eu de notification pour ce contrôle qui a surpris tout le monde ; y compris le président de la Commission», indique un responsable de la maison. Selon des témoignages recueillis ici, la mission de contrôle qui est à pied d’œuvre depuis deux semaines «veut remonter la traçabilité de la gestion générale de la maison depuis sa création, l’utilisation des ressources financières affectées par la Banque mondiale au fonctionnement de la Commission il y a quelques années, et bien d’autres segments qui ont bénéficié d’appuis financiers multiples».

Si l’on indique au sein de la tutelle que la mission de contrôle du Minfi est bien sur pied, l’on est cependant sans information sur ses missions, les résultats attendus et sa durée. D’après les informations recueillies auprès des cadres de la Ctpl, il est question, après ce travail, de voir si on peut maintenir l’existence de la Commission.

«Au ministère des Finances, certains responsables estiment qu’il n’y a plus de société à privatiser, indique un cadre de Ctpl sous anonymat. Pour les entreprises dont la privatisation n’est plus possible, on estime qu’elles doivent être confiées à des structures techniques comme la Ctr [Commission technique de réhabilitation, Ndlr] pour leur remise à niveau, à défaut, une dissolution pure et simple ; ou encore à leur tutelle que sont les ministères, afin de trouver les voies et moyens pour leur fonctionnement éventuel.»

Ce qui est impossible déclare-t-on au Minfi. «L’Etat n’a pas encore bouclé son programme de privatisations ; il n’est donc pas possible qu’on interroge l’existence de la Ctpl pour justifier ce contrôle. Camtel, Cdc, Sodecoton et bien d’autres entreprises sont en cours de privatisation, et c’est cette commission qui doit conduire le processus», explique-t-on au Minfi, où d’autres cadres voient d’un bon œil la présence de cette mission de contrôle. «La Ctpl, effectivement, doit faire l’objet d’un contrôle au vu du nombre important d’opérations de privatisation qu’elle supervise, et d’importantes sommes mises à sa disposition à cet effet.. Il est donc normal qu’on fasse la lumière sur cela, sans écarter la gestion même de l’organisme.»


Bureaucratie de luxe
Si l’on en est encore à se poser la question sur les raisons de la présence véritable d’une mission de contrôle du ministère des Finances à la Ctpl, il ne serait pas superflu de revisiter les missions de cette maison. Mise sur pied à la suite de l’Ordonnance du 22 Juin 1990 relative à la privatisation des entreprises publiques et parapubliques, et dont le cadre a été revu par quatre décrets en sept ans, la Commission technique de privatisations et de liquidations (Ctpl) doit sa création à la réduction drastique du train de vie de l’Etat et au redressement de ses finances intervenues suite à la crise économique des années 1980 ; sans oublier la mise sous ajustement structurel du pays qui a conduit l’Etat à se désengager des secteurs de production.
C’est ainsi que la Commission doit permettre de mobiliser l’épargne nationale, accroître la participation du secteur privé dans le financement des activités économiques, améliorer la productivité des entreprises relevant du portefeuille de l’Etat dont la structure financière se trouve sévèrement entamée par la crise économique. L’organisme doit aussi concentrer les ressources sur les secteurs prioritaires et contribuer à l’augmentation des ressources budgétaires, peut-on lire sur son site Internet.

En 20 ans, la Ctpl a permis la privatisation de 25 entreprises publiques et parapubliques des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, de l’agro-industrie, de l’agroalimentaire, des assurances, de la banque, du bois, de l’énergie, des transports, des télécommunications, de la manutention portuaire et de la métallurgie, pour environ 30 milliards de Fcfa. On pourrait être tenté de dire à ce jour que, l’Etat ayant mis un peu de bémol dans son programme de privatisations, ayant fait aussi son auto critique et examiné un bilan de ces privatisations, lequel bilan apparait mi figue mi raisin, on est en mesure de se demander si les missions de la Ctpl ne devraient pas prendre fin. Est-ce les raisons du contrôle ?

Ce vaste chantier a été mené par une vingtaine de personnels y compris les cadres. Le plancher de leur masse salariale mensuelle, d’après les témoignages de ces derniers, oscille à une moyenne de 800 000Fcfa par individu. Ladite masse salariale était supportée par le budget de l’institution alimenté par l’Etat et de la Banque mondiale (3,2 milliards de Fcfa) Aujourd’hui, les coupes ont été opérées sur les revenus des personnels et le fonctionnement de la Commission. Les fonds de la Banque mondiale n’arrivent plus, l’Etat a baissé le montant des subventions allouées à l’organisme, et lui octroie désormais 600 millions de Fcfa par an. Les cadres de la Commission qui viennent de différents ministères, serrent désormais la ceinture. Ils vivent mal ces coupes.

Pierre Célestin Atangana
Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security code
Entrez les caractères affichés


busy
Ecoutez la Radio!

SONDAGE

Sanction d'Eto'o par la Fecafoot.Quel commentaire!



 

NOTRE STAFF

  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF

Publicité

Météo

Entrez une ville:  

Restez connecté