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Ngaoundéré, le château d’eau du Cameroun a soif !

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pnurie_eau_1Depuis bientôt une semaine, les robinets de la capitale de la région de l’Adamaoua sont à secs, suite à des perturbations qui seraient causées sur le réseau de distribution d’eau potable par l’entreprise chargée du bitumage de la route Garoua-Boulaï-Ngaoundéré. Tout serait parti d’un déboitement du tuyau servant de conduite d’eau dans la nuit du mercredi 30 juin au jeudi 1er juillet 2010. Un déboitement qui serait dû, selon le directeur régional de la camerounaise des eaux dans l’Adamaoua, Idrissou Maingoua, aux travaux de réhabilitation de la route Garoua Boulaï-Ngaoundéré.

 

Il y a de ça un mois, nous avons été saisis par l’entreprise chargée de la réhabilitation de la route Garoua Boulaï-Ngaoundéré. Avec elle, nous avons effectué une descente sur le terrain pour baliser le passage de nos différents points d’eau.

 

Et quand cette entreprise a commencé à faire les travaux de terrassement au niveau de notre station de traitement, elle a été butée à un problème. Elle a constaté que notre conduite de transport n’était qu’à 50 cm du talus. Il était donc question maintenant d’envisager le déplacement de ce réseau. Nous avons établi le devis que nous avons remis à cette entreprise et malheureusement, la réponse n’est pas arrivée à temps et il y a eu cet incident déclare-t-il.

Actuellement, l’urgence est au rétablissement de l’eau, indépendamment du devis et du coût, car la situation cause d’énormes préjudices aux populations obligées de se procurer de l’eau à tout prix et par tous les moyens. Seulement, les conséquences néfastes sont à craindre de cette quête du liquide précieux. L’eau c’est la vie, a-t-on coutume de dire, et les populations de Ngaoundéré sont bien placées pour l’affirmer. Ce qui explique le fait que la ruée vers l’eau qui s’observe dans les différents quartiers ces derniers temps. Hélène, habitante du quartier hauts-plateaux de Ngaoundéré affirme: Moi j’ai beaucoup de problèmes parce que pour avoir de l’eau, il faut que je me déplace à des kilomètres pour trouver un forage où puiser de l’eau à boire. Pour la lessive et la vaisselle, elle déclare alors qu’ il faut aller chercher de l’eau dans les marécages ou dans les puits.

Mais de l’avis des spécialistes, que l’eau soit celle des puits ou des marécages, elle ne saurait être potable. Des précautions préalables à prendre sont donc nécessaires avant toute utilisation. Faire bouillir de l’eau ou la javelliser. Des précautions à observer à la lettre pour éviter la résurgence de certaines maladies liées à l’eau telles que la fièvre typhoïde, la dysenterie amibienne et d’autres maladies gastro-intestinales comme le choléra qui sévit actuellement dans la région de l’Extrême-Nord. Selon le directeur régional de la camerounaise des eaux dans l’Adamaoua, Idrissou Maingoua, des équipes qui travaillent 24 heures sur 24 sont à pied d’œuvre, question de normaliser la situation au plus vite.

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