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Société Africaine des Nouvelle Technologies
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Du cacao en deux ans

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cacaoUne variété hybride mise au point par l’Irad et confiée à la Sodecao pour vulgarisation entre en floraison, dix-huit mois après sa mise en terre. Parce qu’il connaît une nouvelle jeunesse, le cacaoyer est demeuré une curiosité, lors des Journées d’excellence de la Recherche scientifique et de l’Innovation tenues le mois dernier à Yaoundé. L’Institut de la recherche agricole pour le développement (Irad) a émerveillé le public dans l’un de ses nombreux stands,
où était exposée une variété de cacaoyer hybride capable de produire des cabosses, dix-huit mois après sa mise en terre : «juste un peu plus de temps qu’il en faut au bananier plantain pour faire mûrir son premier régime», a ironisé, avec envie, un planteur venant de Binguela.
Les cacaoyers de première génération introduits au Cameroun vers la fin du dix-huitième siècle, faudrait-il le rappeler, entraient en production, entre quatre et sept ans après leur mise en terre.

Cette nouvelle variété issue d’un croisement fait au Cameroun à partir d’un parent femelle importé de Tafou au Ghana, et d’un parent mâle mis au point sur place, n’a pas que sa précocité pour seule vertu. Luc Dibog, chef du Programme café/cacao à l’Irad, explique que cette institution s’était fixé pour objectif de mettre à la disposition du monde paysan, une espèce hybride alliant la résistance aux maladies, la productivité et la précocité. Ce sont les trois qualités que réunit, en elle seule, cette variété mise à la disposition de la Société de développement du cacao (Sodecao), pour vulgarisation. Celle-ci s’y attelle depuis 2007 que les champs semenciers de Nkoemvone et d’Abong-Mbang lui ont été rétrocédés par le ministère de l’Agriculture et du développement rural.

Pour ce qui est la productivité, l’Irad indique que la nouvelle variété peut aller jusqu’à deux tonnes l’hectare, dans les meilleures conditions d’exploitation. D’autant qu’elle résiste mieux aux fléaux du cacaoyer que sont la pourriture brune et les capsides. Ce détail est important lorsqu’on sait que, mal traitée, la pourriture brune est en mesure de faire perdre jusqu’à 90% de la production annuelle d’un verger. Non content d’en minimiser la floraison, les capsides, quant à eux, tuent les plants et sont capables de détruire en moins de six ans, toute une plantation non traitée, selon un encadreur agricole.

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