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Ngaoundéré : Fin de cavale pour un gang de malfrats

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banditL’un d’eux est passé aux aveux après leur arrestation le 15 juin dernier par la police. C’est un groupe de serial killer sur mototaximen qui vient de terminer sa course dans les cages de la police. Pris souvent pour d’honnêtes passagers, leurs conducteurs d’un soir se sont plus d’une fois retrouvés à deux mètres sous terre en voulant les déposséder de leurs machines à deux roues. De sources bien introduites, tout est parti de l’interpellation par les éléments de l’Esir du nommé Yaouba Abba pour abus de confience.

Selon les différents témoignages, le mototaximan domicilié au quartier Haut-plateau, aurait tenté de prendre la poudre d’escampette avec l’engin de son patron. Flairant un réseau de vol de motos, le corps d’élite de la police va laisser le jeune homme de 21 ans  aux bons soins de la division régionale de la police judiciaire pour un complément d’enquête. De fils en aiguilles, l’interrogatoire durant « son exploitation » va déboucher sur de révélations fracassantes sur un certainsnombre de cas d’agressions et d’assassinats perpétrés sur les mototaximen de la ville de Ngaoundéré, tout en livrant au passage ses compères. D’abord le chef de gang qui répondrait au nom de Hamadou tout court né vers 1986 à Garoua, puis Oumarou Issa alias Awalou né également vers 1986 à Tchonti dans l’arrondissement de Guider et Abdoulkarim Moussa né en 1990 à Ngaoundéré.

 

Forfaits

Yaouba Abba qui jusqu’ici est désavoué par ses compagnons, aurait avoué un chapelet de meurtres sur  les « benskineurs »,  qui ont ébranlé la sérénité des populations de la métropole régionale depuis février 2010. De prime abord, l’assassinat dans la nuit du 28 février au 1er mars, de suites de coups répétés de poignards à l’épaule droit, du mototaximan Oumarou Maliki, puis l’étranglement à deux tours par le truchement d’un câble de frein de motos de Mohamadou Awalou dans la nuit du 7 au 8 mai, enfin et le plus récent le meurtre dans la nuit du 10 au 11 juin du dénommé Abdoulaye Danladji derrière le pont de BantaÏ à quelques pas du centre d’instruction des forces armées nationales (Cifan) de Ngaoundéré.

A chaque cas, les motos ont été emportées ;  Yaouba ne s’est d’ailleurs pas gêné de détails insupportables dans les fins de  montrer la véracité de ses déclarations lorsque mardi dernier le gang au complet a été présenté aux publics sous les flashes des photographes et les objectifs des caméras.

Ce coup de filet précédé quelques jours avant par l’arrestation de deux Tchadiens voleurs de bétails qui auraient tenté de stopper les jours d’un octogénaire au marché de bœuf de Horé Forêt aux environs de Ngaoundéré, et celui du meurtrier d’un ancien délégué de la culture, est venu remettre au bout du jour l’insécurité grandissante dans la capitale régionale de l’Adamaoua malgré les efforts des pouvoirs publics à travers la délégation régionale de la sûreté nationale et du bataillon d’intervention rapide.

 

 

Eric Nguele

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