Drogues: Une percée stupéfiante au Cameroun



Le ministre de la Santé publique le disait déjà lors de la célébration d’une Journée internationale contre le trafic et l’abus de drogue, " le Cameroun est un point de passage de la drogue. Il est devenu aujourd’hui un pôle de trafic en Afrique centrale ". Une déclaration prouvée. En effet, d’après les services des douanes de l’aéroport de Yaoundé, les cas de saisie de la cocaïne sont fréquents. "Les trafiquants de cannabis sont très nombreux ici et la fréquence ave laquelle on les arrête est inquiétante. Ils utilisent toutes sortes d’astuces qui fonctionnent parfois, et d’autres fois non ", affirme une source.
Parmi les drogues les plus usitées au Cameroun, on peut citer l’alcool, la cigarette, la marijuana, la colle et surtout le chanvre indien, plus connu sous l’appellation de " banga " ou cannabis. Selon le Comité national de lutte contre la drogue, la chute des cours des cultures de rente traditionnelles comme le cacao, le café et le coton, avaient poussé nombre d’agriculteurs à se lancer dans la culture du chanvre indien. La ville de Kumbo, dans la province du Nord-Ouest, s’apparente de plus en plus à une plaque tournante du cannabis.
Il est donc temps de réagir, tant les effets néfastes de l’usage de ces substances ne sont plus à démontrer. En effet, selon Louis Moulen, psychologue, " les effets de la drogue, au début, sont cachés, et c’est là le grand piège. C’est quand on s’est suffisamment enfoncé dans la drogue pour être dépendant que les effets nocifs apparaissent. La drogue a parfois la même fonction que le verre d’alcool que 1’on prend pour se donner du courage. On est dans un état d’euphorie, ou de dépression exagéré. En tout cas, on se sent plus fort et plus courageux ", explique-t-il. C’est pour cela que la plupart des délinquants et autres agresseurs se droguent souvent. En ce qui concerne le trafic, les responsables en charge de la sécurité appellent les voyageurs à plus de vigilance. Les trafiquants essayent souvent d’échapper aux services de contrôle en faisant enregistrer leurs bagages sous le nom d’un autre passager. En cas de démêlés, " le bon samaritain " peut se retrouver coincé alors que le délinquant réussit à passer entre les mailles du filet.