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Vers 11H50, un avion jaune et bleu de la compagnie Europe Airpost, transportant une bonne partie des footballeurs et de l'encadrement, s'est posé sur la piste du Bourget.
A peine débarqués et cachés par des mini-bus et des véhicules de secours, des joueurs ont été aperçus récupérant leurs bagages au pied de l'appareil. Deux joueurs non identifiables, portant des sacs de sport, ont alors été conduits par des vans vers deux jets qui ont ensuite décollé.
Franck Ribéry a théoriquement pris un avion privé à destination de Munich, où il devait se faire opérer de l'aine, selon une source aéroportuaire et l'encadrement des Bleus.
Peu après, deux autobus de débarquement transportant d'autres joueurs, sous escorte de véhicules de la gendarmerie, ont foncé vers la sortie VIP du Bourget.
A l'Elysée, le véhicule est entrée par la grille du Coq, sur l'avenue Gabriel, derrière le palais, à l'écart de toute caméra.
Au Bourget, une trentaine de supporteurs seulement avaient fait le déplacement pour exprimer leur "écoeurement".
Michaël Jérôme, 27 ans, venu de Chelles (Seine-et-Marne) portait un maillot français barré de la mention "Divorce". "Je suis venu ici pour leur montrer mon maillot pas pour leur parler. J'ai rien à leur dire. Ce sont des oies gavées de +thunes+", a-t-il déclaré à l'AFP.
Shérif Amdi, 32 ans, a jugé que les Bleus avaient "fait n'importe quoi" en Afrique du Sud. S'il avait pu leur parler, il leur aurait "dit qu'ils ont +déconné+ (et) sali le maillot français".
Souhel, 13 ans, s'est dit "écoeuré", car il était venu "soutenir" les footballeurs "partis par une autre sortie".
Dès jeudi matin, des véhicules de gendarmes mobiles et des cars de CRS avaient été stationnés autour du terminal d'aviation d'affaires du Bourget et sur le tarmac.
Les Bleus, sans Florent Malouda -arrivé jeudi à Londres- avaient quitté l'Afrique du Sud mercredi soir au lendemain d'une élimination du Mondial-2010 aux allures de désastre et à la veille de la grande explication attendue de tous les acteurs du fiasco.
Nicolas Sarkozy a réclamé la tenue en octobre d'états généraux du football français et demandé au gouvernement de veiller à ce que les Bleus ne touchent "aucun avantage financier" après ce "désastre".
