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Tensions et antagonismes : Ca chauffe au Chantier naval et industriel du Cameroun

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chantier navalDes employés veulent observer un arrêt de travail. Pour s’insurger contre leur mauvais traitement. La gestion calamiteuse du Chantier Naval Industriel du Cameroun (CNIC) par Zacchaeus Mungwe Forjindam tant décriée par les employés de ladite entreprise avait vu celui-ci se faire débouter de son poste de directeur général pour une cellule de la prison centrale de New-Bell. Tout le monde croyait alors le problème résolu avec l’arrivée de Antoine Bikoro Alo’o à la tête de cette structure.

Contre toute attente, les éternels préoccupations des employés de cette société n’ont malheureusement pas encore trouvé de solutions satisfaisantes jusque là, notamment les revendications des primes et les cotisations du personnel retraité, la gestion approximative de certains dossiers relatifs au jeu astucieux d’écriture comptable, des marchés fictifs en passant par les tensions liées aux réformes apportées par le nouveau directeur général et mal appréciées par certains, laissent entendre que ceux qui ont mené cette opération n’ont pas eu la capacité nécessaire pour flairer l’entourloupe.

Motivations

Un an après le changement survenu à la tête de cette société, certains collaborateurs réclament déjà la bonne vielle époque de Zacchaeus Mungwe Forjindam. En effet, dès sa nomination comme directeur général du Cnic, M. Antoine Bikoro Alo’o a décidé d’entreprendre des réformes notables visant à assainir les conditions de travail des employés. A l’époque de Forjindam, l’on se souvient que les employés gagnaient 500 Fcfa par heure de travail et travaillaient 7 jours / 7. Actuellement, non seulement leur salaire a été revu à la hausse à raison de 900 Fcfa par heure de travail au lieu de 500 Fcfa, mais également ils ont désormais droit aux congés et aux repos du week-end.

Cependant, poussant leur réflexion jusqu’au bout, les employés ont constaté que cette prétendue hausse n’était en réalité qu’un subterfuge pour voiler les yeux. Ils se rendu rapidement compte que ce n’était pas une bonne affaire. « Lorsque Forjindam était là, l’argent issu des heures supplémentaires nous permettait de joindre les deux bouts. Actuellement, c’est comme si notre salaire était divisé en deux» exprime un ouvrier totalement dans le désarroi.

D’autres plus loin affirment que cette politique est un stratagème sagement monté par le directeur général pour réduire leurs salaires. Une situation qui a poussé des agents de sécurité de cette société à une recrudescence d’absences et d’abandons de postes. Travaillant chaque jour, ils estiment qu’ils doivent percevoir des indemnités équivalentes à 4 heures de travail supplémentaires par jour. Une note en date du 09 octobre 2009 et signée du directeur général est venue avisée ce personnel qu’en cas d’absence constatée non justifiée, l’agent sera purement renvoyé de la société.

Grève

Parmi les zones d’ombres qui émaillent la gestion du Cnic par Bikoro, figure en bonne place l’épineux problème de l’intégration du personnel temporaire. En effet, l’indignation de ces derniers est considérée comme une injustice. Depuis des années, certains employés temporaires revendiquent cette intégration en vain. Pourtant, le nouveau directeur général a entrepris des recrutements. Les nouveaux recrus sont immédiatement intégrés ; « comment justifier que c’est à peine quatre mois que ces jeunes ont été recrutés et qu’ils soient immédiatement intégrés comme permanents alors que moi je travaille depuis plus de 8 ans comme temporaire. ». Une situation qui décrit un véritable anachronisme dans un Etat de droit.

Selon des informations recueillies sur place, des supputations d’une grève de 50 tuyauteurs est en préparation. Ils seront accompagnés par un autre groupe de 48 personnes licenciées de l’ancien UIC et désormais CNIC à la base navale à Douala. Ces derniers revendiquent le payement de leurs droits en estimant que les promesses faites pendant les accords du 04 août 2009 ne sont pas respectées.

Du côté de la direction générale, on affirme plutôt de ce coté que ce sont les résultats des manœuvres qui visent à déstabiliser l’action du nouveau directeur général. En effet, ce malaise traduit un antagonisme de deux forces en présence à savoir la nouvelle équipe dirigeante et l’ancienne équipe sortante.

Tous les coups sont ainsi permis. Chacun essayant au mieux de tirer son épingle du jeu au grand mépris des intérêts de l’Etat.

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Jean Jacques Ntyam Ela

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