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Le proviseur du lycée d’Akono, Beti Metsogo, est celui par qui le scandale est arrivé cette année. Son neveu a arrosé la petite ville d’Akono, dans le département de la Mefou et Akono des épreuves du Bepc.
Comme il est normal dans une petite ville comme celle-là, l’information est allée comme une trainée de poudre. Les candidats au Bepc dans un branle-bas légendaire ont fini par attirer l’attention des uns et des autres. C’est ainsi que le proviseur à son tour est informé du grand ramdam. Il va prendre des mesures d’urgence. Il monte manu militari à Yaoundé signaler la fuite. L’erreur sera réparée de justesse. Les épreuves sont changées. Le proviseur croit alors l’incident clos. Il est surpris d’entendre un communiqué le relevant de ses fonctions quelques jours après la fin de l’examen.
Pourtant au regard de la faute, il n’y a pas de quoi en être surpris. M Beti Metsogo, comme certains de ses collègues, n’a pas pu sécuriser les épreuves. Sachant qu’il avait un élève concerné par l’examen, il aurait du garder les épreuves au lycée. Ou alors veiller à ce que son neveu ne puisse pas accéder aux épreuves. Malheureusement pour lui, cette bévue lui coûte son poste de la manière la plus honteuse qui soit.
Il faudrait que le ministère des Enseignements secondaires trouve un moyen de stopper cette hémorragie. On se rappelle des cas d’Esazock, et d’Akonolinga qui sont encore frais dans la mémoire. Il faudrait donc trouver la solution ou tout simplement s’inspirer de l’Office du Bac qui a su trouver la bonne équation.
Guy Pancrace Ndzié
