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La trame du processus d’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption attendue courant Septembre 2010, a été présentée au Premier ministre et aux partenaires au développement. C’était cours de la troisième session du comité de pilotage du projet « Choc ».« A ce point capital, je voudrai lancer un appel solennel à toutes les bonnes volontés, à toutes les camerounaises et à tous les camerounais des villes et des campagnes de se joindre à nous afin qu’ensemble nous puissions déraciner de notre société cette gangrène qui nous cause tant de tort aux plans économique, individuel et collectif.»
Cet appel du révérend Dieudonné Massi Gams, vice-président de la commission nationale anti-corruption, Conac à l’attention du peuple camerounais, est suffisamment significatif et montre à quel point la lutte contre la corruption requiert l’implication de tous. Car, malgré la sensibilisation sur l’adoption des attitudes intègres, le mal est profond. Il continue d’ailleurs de sévir avec acuité.
Dans le prolongement de la lutte jusqu’ici menée, et dans l’optique d’améliorer de ce fait son efficacité, la stratégie nationale de lutte contre la corruption, Snlcc qui s’apprête à être lancée fait suite aux multiples concertations engagées avec les acteurs de la société civile et les partenaires étatiques par la Conac au cours desquelles, des diagnostic ont été posés et la définition des actions à mener examinée au cours des rencontres tenues en 2008 et 2009 dans les secteurs des transports, de l’éducation, des médias et des affaires.
Ainsi, des stratégies sectorielles avaient été élaborées en leur temps et dix secteurs d’activités recensées. Les conclusions qui en découlent font état d’une prépondérance de la corruption dans les secteurs éducatifs et les finances où une enquête récemment pilotée par la Conac dans toutes les trésoreries du triangle national, fait état de la forte pénétration de la corruption dans ce secteur.
Stratégies
Pour asseoir un meilleur suivi et enregistrer les résultats attendus, la SNLCC entend bâtir son action sur trois composantes : la mobilisation de toutes les parties prenantes, la participation effective de toutes les couches de la société camerounaise dans le processus d’élaboration de la Snlcc et l’engagement individuel et collectif de tous pour sa mise en œuvre. Comme l’a relevé le Rev. Massi Gams, la Conac mieux que jamais reste ouverte à toutes les contributions et propositions. Il n’a pas manqué de souligner que l’accompagnement technique de la Snlcc bénéficie du soutien des partenaires au développement à travers le projet CHOC, changer les habitudes, s’opposer à la corruption, et dont la troisième séance du comité de pilotage s’est tenue mercredi dernier à l’immeuble étoile sous la présidence du Premier ministre Yang Philémon.
Bien que le décret de création de la Conac de mars 2006 fixait le mandat de ses membres à quatre ans renouvelable, et qui est forclos depuis le 15 mars 2010. En attendant la nomination prochaine du nouveau président en remplacement de Paul Tessa décédé le 24 mars 2010, le vice-président laisse entendre que le travail se poursuit sereinement dans son institution en attendant peut être la levée du mandat des membres de la Conac par la Cour Suprême devant laquelle ils ont prêté serment.
A la Conac, le travail se poursuit donc et repose selon les missions à elle assignée par le décret no 2006/088 du 11 mars 2006, sur la coordination du processus d’élaboration et d’implémentation de la Snlcc. Et à ce niveau, les investigations se poursuivent quotidiennement sur la base des dénonciations, des informations reçues, des enquêtes menées, la recherche et la collecte des preuves contre les suspects de corruption. Même si d’aucun critique de manière virulente, l’absence de pouvoir de sanction dont ne jouit pas jusqu’ici la Conac et qui rend de ce fait ses actions quelques peu inefficaces.
Floriane Payo
