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A cause donc de ces multiples plaintes, des voix se sont levées pour appeler son bannissement total ou partiel des stades lors de cette Coupe du monde. En guise de réponse, certaines sources ont laissé entendre que la Fifa réfléchissait sur le sujet. Mais on est sans ignorer que ce n’est pas la première fois qu’on arrive à cette situation.
Controverses
On se souvient qu’avant cette Coupe du monde, notamment en 2007, l’instance faîtière du football mondial s’était déjà lancée dans cette piste en proposant d'interdire l’utilisation du Vuvuzela pour les grandes rencontres internationales. Ce qui n’avait pas été du goût de la South african football association (Safa). Les gestionnaires du football sud-africain avaient, comme il fallait s’y attendre, défendu cet instrument en soulignant que son utilisation était une composante essentielle de l'ambiance dans les stades. En juillet 2008, la Fifa acceptera bon an mal an cet argument. Seule restriction, il a simplement été demandé aux supporters de ne pas les utiliser pendant les cérémonies, les hymnes et les discours.
La Vuvuzela - dont le nom vient d'un mot zoulou signifiant « faire du bruit » ou peut-être simplement de l'onomatopée « vou-vou » - remonte semble-t-il à la nuit des temps. L'ancêtre de la Vuvuzela était, en effet, fait en corne de koudou - une antilope - et utilisé pour convoquer les villageois africains aux réunions. Les versions ultérieures de l'instrument ont ensuite été faites en étain avant de passer aujourd'hui au plastique. La trompette a connu une vraie popularité à la fin des années 90 chez les amateurs de football, puis un vrai boom en 2004 lors de la désignation de l'Afrique du Sud comme organisateur du Mondial 2010.
Depuis 2001, c'est la société sud africaine Masincedane Sport, installée au Cap, qui produit les trompettes en masse et qui a pris soin de déposer la marque. La trompette en plastique ne coûte que 0,60 € (près de 390 Fcfa) à la fabrication et est revendue autour de 5 € (3250 Fcfa environ) pour le modèle de base.
Autant dire que la Vuvuzela est devenue une mine d'or pour le marché sud africain mais également pour les marchés étrangers. La Vuvuzela va-t-elle entamer un tour du monde ? Va-t-on la voir débarquer dans les tribunes de nos stades ou dans les prochaines manifestations ? Pour l'heure, l'effet contagion n'est pas encore certain même si l'importateur toulousain de la trompette croule sous les demandes.
Thierry Nyope
