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La révélation a été faite hier à Yaoundé par le Vice-Premier ministre, ministre de la Justice, Garde des Sceaux.Un séminaire régional annuel consacré à la lutte contre la corruption a été ouvert hier à Yaoundé par l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun et le Vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Janet Garvey et Amadou Ali, ont pris la parole à l’ouverture du deuxième séminaire régional annuel sur la lutte contre la corruption en Afrique qui se tient à l'hôtel Hilton de Yaoundé.
Des juges, procureurs et enquêteurs d'Ouganda, de Sierra Leone, de Tanzanie, du Libéria, du Rwanda, du Cameroun et des États-Unis sont ainsi réunis pour échanger sur les pratiques faisant autorité et nouer des liens qui vont aider à contrecarrer la corruption au plan national et transnational.
Coparrainé par les ministères américain et camerounais de la Justice, ce séminaire qui s’achève vendredi 18 juin prochain, permettra de réfléchir sur plusieurs: normes internationales en matière de lutte contre la corruption et de recouvrement d’avoirs volés, techniques de détection de la corruption dans les sociétés et les entreprises d’Etat, transferts internationaux de fonds, et détection de la corruption dans les services de douane et autres services de collecte de recettes. Sur la question du rapatriement des fonds détournés, Amadou Ali et Janet Garvey ont certifié que des dossiers étaient en bonne voie mais qu’il n’était pas encore possible de rapatrier ces fonds parce que les procédures y afférentes sont très longues.
L’épervier n’est pas mort
L’édition de l'année dernière qui s’est tenue à Dar es-Salaam en Tanzanie, a connu la participation d'un groupe similaire de représentants de la loi, y compris plusieurs Camerounais. L'initiative a été lancée par le gouvernement américain en raison de la nature de plus en plus transnationale de la corruption et de l'importance que de nombreux pays africains accordent à la récupération des biens volés à l'étranger. En outre, la Convention des Nations Unies contre la corruption et plusieurs autres initiatives multilatérales préconisent une coopération internationale accrue pour combattre le fléau.
L’intervention du ministre de la justice était très attendue, actualité oblige. A cet effet, Amadou Ali n’a pas été avare en déclarations. Il a fait quelques révélations : la lutte contre la corruption et les détournements des fonds publics vont se poursuivre. Elle va même s’accélérer avec la fin de l’information judiciaire d’une cinquantaine de dossiers ; comme pour dire que d’autres arrestations spectaculaires auront lieu. Ensuite, le grand balafré de l’Extrême Nord a déclaré qu’il n’y a aucun rapport entre l’exécution de l’opération épervier et le politique :« Je vois les gens soupçonnés la mainmise de l’exécutif dans les procédures judicaires liées à l’opération d’assainissement de la fortune publique. Mais jusqu’ici nous n’avons reçu aucune preuve que les gens incarcérés sont innocentes » ; avant de rassurer tout ceux qui pensent que l’opération épervier est essoufflé faute de prises. Pour lui, toutes les affaires ne sont pas médiatisées et d’autres surprises désagréables sont prévues dès que les enquêtes préliminaires nécessaires arriveront à leur terme.
Les dernières sorties de l’épervier date de février 2010 avec les arrestations de Haman Adama, Ntongo Onguéné, Henri Engoulou, Catherine Abena et autres.
Jean-Pierre Bitongo
