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Une histoire anodine de prune selon des sources proches de la famille est à l’origine de cet incident qui aurait pu tourner au vinaigre avec une mort d’homme.
Sans demander l’autorisation, madame veuve Onana a ramassé des prunes qui appartiennent à sa coépouse. Il s’en est suivi une dispute au terme de laquelle le fils de la coépouse à qui appartient le terrain a donné une interdiction formelle à sa tante de ne plus empiété dans son domaine sans solliciter son aval au préalable. Tout le monde croyait l’incident clos quand le pire est arrivé. A ce qu’il parait, Mme veuve Onana a appelé ses enfants qui se trouvaient à Douala pour leur rendre compte. Ces derniers ont fait une descente punitive sur Nlong. Ils vont ourdir un plan macabre contre leur cousin Awono Onana à qui ils reprochent d’avoir menacé leur mère.
Agressions
Pendant que le jeune homme, marié et père de deux enfants ne se doute de rien en passant du bon temps au centre de la petite bourgade, il est coincé par ses trois cousins qu’il est surpris de voir entre deux bars. Après une brève explication, l’un d’eux impatient d’en découdre lui assène un gourdin sur la tête. Sans autre forme de procès, il tombe et perd connaissance. Les gens qui ont suivi des éclats de voix accourent et découvrent la situation. Les trois frères prennent la clé des champs. La population, elle aussi victime des assauts de ces jeunes réputés bandits, alertent la gendarmerie et la famille de la victime qui est évacué manu militari à Yaoundé où il est opéré d’urgence par le docteur Eloundou, neurochirurgien qui a pignon sur rue dans la capitale. Il s’en sort avec un gros bandage sur la grosse bosse qui a jailli de sa tête même si le docteur redoute des séquelles postopératoires dues au choc.
Entre-temps, la gendarmerie et les habitants de Nlong vont aux trousses des fugitifs. En plus de leur maman, deux d’entre-eux sont arrêtés. Le troisième court toujours. Ils sont conduits à la gendarmerie de Lobo avant d’être transférés à Monatélé. A cette plainte déposée par la mère de la victime, plusieurs autres ont suivi. Avant de se rendre à Douala, ces jeunes ont semé la terreur dans le village avec des coups de vol à répétition, des agressions verbales et physiques sur les autres villageois. Ils ont même réussi à chasser un instituteur du village. Ce dernier a été contraint de déposer sa démission au regard des menaces dont il faisait l’objet. Pour le plus grand dam des populations qui se réjouissent ouvertement de leur arrestation qui pour elles arrivent même en retard.
Guy.P Ndzié
