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Caisse Nationale de Prévoyance Sociale : Mekulu Mvondo Akama persiste et signe

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alain-noel-mekulu-mvondoLa convention collective des banques ne sera pas appliquée. Une mauvaise nouvelle pour les employés.Pour Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akama, c’est un débat qui ne devrait plus avoir lieu.  Sur le gril de Dimanche Midi de la Crtv le 6 juin dernier, il s’est expliqué : « la Cnps n’est pas une banque. Ce que tout le monde doit savoir c’est que la Cnps est un organisme de sécurité sociale dont la gestion répond à des critères qui n’ont rien à voir avec une banque ».

 

Dans cet entretien, Le Dg de la Cnps a redéfini une fois de plus sa ferme décision à ne pas appliquer la Convention collective des banques qui prévoit une augmentation de salaire de 6,5% tous les deux ans. « Ce qui devrait être effectif depuis l’année dernière », nous indique-t-on dans les couloirs de la Cnps. « Lorsque vous comparez la rémunération des personnels à la Cnps, y compris celle de certaines banques, vous verrez la différence », éclaire-t-il.

 

Egotisme ou rigueur ?

Par la suite, il laisse entendre que « la Cnps paie des salaires confortables ». A la fin, le Dg réitère son projet de depuis : « nous sommes entrain d’élaborer un Accord d’établissement propre aux organismes de sécurité sociale ». Une démarche qui n’aura certainement pas surpris les employés de la Cnps. Car, en fin d’année passée, Mekulu Mvondo Akama avait fait comprendre au ministre Robert Nkili en charge du Travail et de la Sécurité sociale, son intention de quitter cette Convention collective ratifiée par ses prédécesseurs. L’on comprend aisément que ce problème n’est pas nouveau dans cette maison. Il continue d’ailleurs de faire des remous. Et le passage sur les antennes du poste national de celui-là qui fut le major avec une moyenne de 13,82 de la section Trésor de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature en 1985, a plutôt remué une plaie qui peine à se cicatriser.

 

Les employés de la Cnps avaient même failli boycotter la fête du 20 mai 2009. En ce moment précis, Mekulu Mvondo Akama soutenait qu’une augmentation de salaire pour 4.000 employés que compte la Cnps, serait préjudiciable à la structure. « Il a réussi à augmenter son salaire. Il accorde des avantages spéciaux à certains de ses protégés. Aujourd4hui, c’est 18 milliards de francs Cfa qu’il met pour l’achèvement des travaux de construction de l’immeuble de la mort. Si la Cnps se porte bien aujourd’hui comme il le dit, c’est aussi parce que le personnel a consenti beaucoup d’efforts et de sacrifices. Nous devons être récompensés », expose un délégué du personnel qui, par peur de représailles, a requis l’anonymat.

 

Forfaiture

Concernant la réhabilitation de l’immeuble dite de la mort, le directeur général de la Cnps est ferme : « c’est la volonté du chef de l’Etat que nous appliquons. C’est en même temps une volonté interne. C’est un projet qui a été longuement mûri et qui a fait l’objet de beaucoup de discussions ». Quant à savoir ce que va rapporter cet immeuble, Mekulu Mvondo répond : « cela nous permettra de gagner de l’argent à terme parce que nous allons tout au moins exploiter en partie  ce bâtiment. Nous allons laisser à usage 50% de cet immeuble à l’Etat qui va y loger un ou plusieurs ministères. 50%, nous allons le louer à des privés. Cet investissement correspond très bien aux objectifs et aux critères d’une institution de sécurité sociale ».

 

Ce que les confrères de la Crtv ont considéré comme une espèce de fuite en avant.  Etant donné que le parc immobilier de la Cnps est mal entretenu. Mekulu Mvondo Akama ne démord pas : « il faut reconnaître que par le passé, nos immeubles n’ont pas toujours été entretenus. Lorsque vous observez la gestion de ces immeubles depuis deux ans, vous vous rendez compte que des aménagements se font et nous gagnons deux fois plus d’argent dans ces immeubles. Si çà ne dépendait que de nous, nous aurions achevé totalement la remise à neuf de nos bâtiments. Mais, nous sommes obligés de suivre de très longues et complexes procédures de marchés publics ».

Autre révélation faite par le directeur général, c’est que cet immeuble est « extrêmement solide », et que « tous les cabinets spécialisés l’ont confirmé ». Ceci devrait réveiller des consciences, sur celle du chef de l’Etat. Aujourd’hui que l’Etat en est la première garantie, l’on est en droit de demander le sort qui pourrait être réservé à ceux qui avaient incité l’interruption des travaux. L’un d’eux occupe actuellement de hautes fonctions dans notre administration financière. Au moment où les travaux s’arrêtaient, cet immeuble était achevé à presque 85%. Vingt après, il ne s’est pas écroulé malgré le passage souterrain du train. Ceux-là ne devraient-ils pas rendre gorge? Nul ne sait. Mais au-delà de cette ignoble situation, il est difficile de croire que la page de la Convention collective est définitivement tournée à la Caisse nationale de prévoyance sociale.

 

Jean-Pierre Bitongo

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