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Selon le témoignage de Josiane, l’épouse du défunt, le drame survient vendredi entre 20h et 20h30. Le couple visionnait lorsque subitement, un jeune homme cagoulé fait irruption au salon après avoir escaladé la clôture, la porte centrale entre ouverte, facilite son entrée en douce. Le malfrat visiblement un habitué du coin, intime l’ordre au couple de lui remettre trois millions de Fcfa. Il aurait reçu l'information selon laquelle il pourrait avoir trois millions dans les coffres de cette maison. En tout cas, le couple ne dispose pas d'un tel montant malgré l'insistance du malfrat. Thierry tient alors dans ses bras sa petite fille âgée à peine d’un an. L’ordre est alors donné à la maîtresse de maison d’aller chercher l’argent dans la chambre qui se situe à l’autre extrémité de la concession. Chemin faisant, le malfrat conduit toute la famille dans ladite chambre. Une première fouille permet à Josiane de trouver quelques billets de banque remis par la suite à l’intrus. Ce dernier estime que l’argent est insuffisant et en redemande encore. Josiane repart dans la chambre pour y chercher le pactole. De l’intérieur, elle entend une détonation d’une arme automatique qui retentit. Le drame vient d’avoir lieu. Thierry est mortellement atteint à la poitrine. Son tee-shirt aux multiples couleurs est trempé de sang. Entre temps, Josiane sort rapidement de la chambre en espérant que la balle a peut être été tirée en l’air. Mais, tel n’est pas le cas. Thierry a bel et bien reçu une balle à la poitrine. A peine a-t-elle aperçue son époux physiquement diminué, qui demande de l’aide, ce dernier malgré sa souffrance, lui demande de remettre l’enveloppe contenant cette fois près de 500.000 Fcfa au malfrat.
Interrogations
Après avoir reçu la balle dans la poitrine, Thierry est transporté d’urgence à l’hôpital de district de Biyem Assi, où il ne bénéficiera d’aucune prise en charge, le personnel hospitalier étant absent. Idem au Centre Hospitalier Universitaire, CHU, où les lenteurs du personnel d’accueil ne permettent pas l’administration des premiers soins pour tenter de sauver Edjanguè Epoh Thierry, 38 ans, père de trois enfants dont une fille de sept ans, un fils de cinq ans et une fillette d’à peine un an et qui s’apprêtait à célébrer le premier anniversaire de l’union civile d’avec Josiane le 10 Juillet prochain. Anniversaire qu’il ne pourra plus célébrer du fait de sa disparition brusque. La dépouille de Thierry a été admise à la morgue du CHU. En attendant de tirer au clair les mobiles de cet assassinat, la brigade de gendarmerie de Mendong descendue sur les lieux du crime samedi matin, où les enquêtes sont ouvertes, les commentaires vont bon train. Les uns et les autres sont unanimes sur un fait : Thierry a été victime d’un règlement de compte. Pour les défenseurs de cette thèse, le film du drame s’est déroulé en présence des cadets du défunt. Ces derniers apprend-on, sont restés cloitrés dans leur chambre alors que leur aîné et son épouse étaient les otages du braqueur. « Ils auraient pu appeler la police ou alerter le voisinage. Leur silence est quelque peu suspect. En tout cas, la vérité finira par triompher » avise une dame, proche de la famille.
Toujours selon certaines sources, il y a à peine quatre mois, un bandit s’est introduit dans la concession du couple Edjanguè. Les aboiements des chiens ce soir là ont dissuadé ces derniers qui avaient pris le large.
Pour mémoire, le quartier Biyem -Assi « Tam-tam week-end » fait l’objet d’une recrudescence de braquage et d’insécurité depuis plus d’un an. Il ne se passe pas une semaine sans que les habitants du coin ne se plaignent d’un braquage en série. La vigilance des autorités est requise pour dissuader et lutter vigoureusement contre l’insécurité qui a pignon sur rue dans certains quartiers de la cité capitale.
Floriane Payo
