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Les Anglais ont réalisé une entame parfaite en ouvrant le score dès la quatrième minute par Steven Gerrard, venu ajuster de près le gardien américain après une déviation subtile d'Emile Heskey.
Naïfs sur ce but concédé à la suite d'une touche, les Américains n'ont pas tendu l'autre joue et la partie s'est rapidement équilibrée.Fébriles devant leur cage, où les déplacements de Wayne Rooney les ont beaucoup gênés, les joueurs de Bob Bradley ont réussi à poser le jeu là où leurs adversaires ont procédé par de grands ballons vers le puissant Emile Heskey.
Les Américains ont été récompensés de cette volonté de construire collectivement et ont approché à plusieurs reprises le but de Robert Green, sans parvenir cependant à cadrer leurs frappes. Il n'en fallait pourtant pas plus pour égaliser.Sollicité à la 40e minute sur une frappe à ras de terre d'une vingtaine de mètres de Clint Dempsey, Green, resté sur ses appuis, a vu le ballon glisser sur ses gants et rouler derrière sa ligne, écrivant une énième page de la chronique des maladresses d'outre-Manche.
ALTIDORE SUR LE POTEAU
La soirée aurait pu tourner au cauchemar des gardiens de but puisque Tim Howard était resté longuement au sol dix minutes auparavant après avoir été percuté par Emile Heskey, très en retard sur un centre d'Aaron Lennon.Au retour des vestiaires, les Américains ont continué à mettre le pied sur le ballon et se sont offert une énorme occasion par Jozy Altidore, qui a déposé son vis-à-vis côté gauche avant de voir sa frappe en angle fermé déviée sur le poteau par Green.Les Anglais ont aussi mis le pied à l'heure de jeu, mais pour empêcher leurs adversaires de progresser.
En deux minutes, Jamie Carragher et Steven Gerrard ont été avertis, comme l'avait été James Milner en première période, pour deux grosses fautes venues ponctuer une prestation insipide de 31 minutes, jusqu'à son remplacement par Shaun Wright-Phillips.Le rythme de la rencontre s'est encore accéléré et si le match est devenu de plus en plus hâché, les Américains ont plié sans rompre sous les accélérations de Lennon et Wright-Phillips et les inspirations de Rooney, auteur d'une frappe puissante de peu à côté à la 75e.L'entrée de Peter Crouch dans les derniers instants n'a rien changé et les finalistes de la Coupe des confédérations, qui avaient alors battu l'Espagne et mené 2-0 contre le Brésil en finale, ont tenu bon.
L'Angleterre devra donc batailler jusqu'au bout pour sortir de ce groupe C dans lequel figurent également l'Algérie et la Slovénie, alors que la victoire lui tendait les bras. Jusqu'à ce que ceux de Robert Green s'en mêlent.Le prochain match de l'Angleterre l'opposera à l'Algérie vendredi au Cap. Les Etats-Unis affronteront la Slovénie à Johannesburg.
