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2197 milliards de F promis par la BID

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Liasse_Franc_CfaLa mise en œuvre du programme a été présentée hier à Yaoundé au cours du forum ministériel sous-régional. Dans le cadre du programme spécial pour le développement de l’Afrique (PSDA), le groupe de la Banque islamique de développement (BID), a consenti à accorder 4 milliards de dollars, soit environ 2197 milliards de F sur la période allant de 2008 et 2012 pour le financement des opérations en Afrique. Avec l’appui des ressources privées et publiques, ainsi que d’autres de ses partenaires, la BID compte mobiliser 12 milliards de dollars, soit 6578, 168 milliards de F pour la mise en œuvre totale du PSDA.

Au 31 mars 2010, soit 27 mois après l’implantation de ce programme, 1011 milliards de F ont déjà été approuvés des différentes sources de financements. La contribution de la BID s’élève à 1,2 milliards de dollars, soit 657,360 milliards de F du financement qu’elle a promis. En relevant ces statistiques au cours de la présentation de la mise en œuvre du PSDA, le vice-président de la BID s’est montré satisfait de l’état d’exécution de ce programme. C’était au cours du forum ministériel sous-régional présidé par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. Louis Paul Motaze, représentait le Premier ministre, chef du gouvernement. Dans son discours d’ouverture, il a souligné le poids des réalisations déjà effectuées par cette banque au Cameroun. En bonne place, le barrage de Song-Loulou, tout premier projet financé par la BID en 1977.

 

Les secteurs clés ciblés par le PSDA sont la santé, l’éducation, l’énergie, le commerce, les infrastructures et l’agriculture. Concernant le secteur privé, la BID a prévu 4,5 millions de dollars, soit 2,467 milliards de F pour financer les projets relevant de ce secteur. « Nous encourageons les acteurs du secteur privé des pays africains membres de notre institution, à investir dans l’agriculture, l’agro-industrie et les infrastructures » a déclaré Ahmad Mohamed Ali, le président de la BID.

 

Le forum qui se tient actuellement à Yaoundé, est le deuxième du genre après celui de Ouagadougou en 2009. Aujourd’hui, avant la clôture de cette rencontre, les intervenants vont débattre sur les thèmes du financement du commerce, assurance et finance islamique en Afrique. La faible capacité des acteurs à présenter des projets bancables au niveau du secteur privé, le retard dans la mise en vigueur des projets, la mauvaise sélection des projets, sont quelques unes des contraintes auxquelles font face l’établissement de ce programme. Toutefois, la mise en œuvre s’avère saitifaisante pour les responsables de la BID, bien que les taux de décaissements restent encore faibles (922 millions de dollars à cette date). Afin d’atteindre les objectifs, il est prévu de mobiliser plus de co-financements, d’accroître l’efficacité dans la sélection et l’exécution des projets.
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