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Là où le bât blesse, c’est que de fortes sommes d’argent sont exigées aux concernés pour essayer de résoudre leur problème : « Moi j’ai eu un bac authentique. Mon diplôme ne souffre d’aucune irrégularité. J’ai été surpris d’apprendre par l’intermédiaire d’un ami que mon nom figurait dans la liste publiée sur le net. J’ai compris qu’il y’a un problème », s’offusque l’un des concernés. Il poursuit : « J’ai eu la confirmation de ce que je pensais quand j’ai été approché par un fonctionnaire du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) qui m’a demandé 1 million Fcfa pour régler rapidement cette affaire. La même somme a été exigée à un ami dans la même situation. » Une chose ou l’autre. Soit les noms ont sciemment été glissés pour escroquer les Camerounais ; soit les fonctionnaires en charge de cette opération profitent juste de l’occasion pour arnaquer.
« Ces gens veulent surtout exploiter la situation de fébrilité dans laquelle nous nous trouvons. Il s’agit d’une question de vie ou de mort. Dieu seul sait comment le travail est dur dehors. Ils pensent donc qu’en nous demandant de l’argent, n’importe comment nous allons les satisfaire. Mais seulement nous n’en avons plus. »
Ces propos de notre interlocuteur sont appuyés par son collègue contractuel des Finances, « Comme on a eu nos rappels, ils pensent pouvoir nous extorquer de l’argent. Mais nous ne nous reprochons de rien. Ils ont promis de couper les salaires. Face à cette menace, nous n’allons pas rester les bras croisés. »
Le constat est clair : la corruption autour de cette opération se poursuit malgré l’arrestation des membres du réseau qui prenaient 300 mille à la première vague de faux diplômés. Mais seulement Ces fossoyeurs de l’éthique doivent savoir que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.
Guy P. Ndzié
