Cameroun: Quand les drogues douces ont le vent en poupe en milieu estudiantin!



A l’approche des examens de fin du semestre, les étudiants se ruent sur des produits comme le café noir, le thé vert, la kola, les cigarettes et autres excitants pour rester longtemps éveillés La période des examens en milieu universitaire est le moment idéal pendant lequel les substances «aide-mémoire» sont les plus usitées.
Cigarette, café, thé… la liste est bien longue et très loin d’être exhaustive. La raison avancée pour justifier l’usage de ces produits est pratiquement la même: ils permettent de rester éveillé le plus longtemps possible, affirment nombre d’étudiants interrogés sur la question.
En cette période, ce n’est véritablement pas facile car on ne sait où l’enseignant va tirer le sujet à proposer.C’est pourquoi je prends du café sans sucre pour éviter le sommeil afin de beaucoup lire. Ces propos sont d’Emilie, 23 ans, étudiante en 3e année en sciences et techniques de l’informatique (STI). Des déclarations qui justifient la forte propension de consommation effrénée de ces substances en milieu estudiantin. Comme elle, de nombreux étudiants s’adonnent à ces produits aux vertus revitalisantes. Ils font ainsi fi des conséquences qu’une consommation abusive peut entraîner. Ainsi, par ignorance ou par conviction, ils s’exposent à des dangers divers, la fin l’emportant sur les moyens.
En effet, le revers de la médaille est très souvent dangereux et parfois insoupçonnable. Selon Abraham Kpeisbo, infirmier, l’absorption abusive des excitants peut affecter le psychisme. De ce fait, elle entraîne parfois l’aliénation du cerveau et peut même rendre fou. Pour cet infirmier diplômé d’Etat, le temps conseillé pour la lecture est de trois à quatre heures maximum. Passé ce temps, le système nerveux n’est plus réceptif. Conséquence, le sujet lit certes, mais ne retient plus rien. En plus, il a des insomnies parfois provoquées par la présence de calcium dans les substances absorbées. Un manque de sommeil qui entraîne une fatigue généralisée.
Si pour certains étudiants, la prise des aides mémoires ne se limite qu’à l’absorption des drogues douces sus-citées, les autres par contre vont plus loin en faisant usage des excitants tels que le «chanvre indien» encore appelé cannabis. Pour Abraham Kpeisbo, tout usage de la drogue a un effet néfaste pour la santé, notamment pour le cerveau qui aura alors besoin de repos pour digérer tout ce qu’il a absorbé. Certes le problème de la pression des examens est crucial, mais il peut être réglé autrement, notamment par l’assimilation des unités d’enseignement au jour le jour au lieu d’attendre le jour-j pour essayer de nourrir la poule le jour du marché. Les étudiants gagneraient donc à s’octroyer beaucoup de repos en cette période, lire au maximum quatre heures d’affilée, le tout entrecoupé d’un sommeil réparateur.