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Yaoundé : quand les automobilistes poussent le «bouchon »

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taxiMalgré les chantiers réalisés, la capitale n’a pas encore réussi à se débarrasser du spectre des embouteillages. Heure de pointe ? Pas vraiment. On n’est en plein milieu de l’après-midi. Les établissements scolaires et les administrations ne sortiront que dans une heure ou deux.Et pourtant, voilà près d’une heure maintenant que Alain Eduma tente de rejoindre le lieu dit « Flamenco » où un rendez-vous l’attend.
Mais entre le centre ville, son point de départ, et la lisière du quartier Tsinga qu’il souhaite atteindre, le parcours est jonché d’engorgements qui rendent son déplacement difficile. « Déjà au niveau de l’école de police, la circulation était si touffue que voyant que ça n’avançait pas, j’ai voulu contourner et passer par Mokolo. Mais là-bas, c’était pire encore. A un moment, il était impossible et d’avancer, de faire marche arrière », raconte l’automobiliste résolu.

La situation est évidemment loin d’être isolée. Si la fluidité du trafic a connu du mieux avec la réalisation de quelques chantiers stratégiques comme l’axe Olézoa – Mess des officiers, l’échangeur préfecture, ou encore Cradat – Obili, la capitale reste globalement en proie aux bouchons qui se forment avec la facilité d’une eau de source, y compris en dehors des heures de pointe. Du côté de la pénétrante Nord de la ville (Etoudi, Emana, Messassi, Olembe, etc.), des témoignages relatent qu’il faut parfois une heure ou plus pour faire la liaison du centre ville à l’un de ces quartiers. A des degrés variables, les zones de Melen, Mvan, ou encore Emombo et Minboman, connaissent également leurs tracasseries de circulation.

Mais si la finalité est la même, les raisons de ces « trafic mort » varient d’un point à l’autre. On décriera à Melen l’étroitesse des routes, et dans la zone Nsimeyong-Biyem-Assi (Tam-Tam Week-end) leur mauvais état. Les longues lignes droites comme dans les sorties de la ville, riment souvent avec congestion de la circulation, faute de multiplicité de voies de desserte offrant plusieurs choix aux automobilistes. Sans compter que, dans les zones de marchés, l’empiètement sur la chaussée des commerçants réduit considérablement l’espace de circulation et favorise de fait les embouteillages. A tout cela on ajoutera ce qui est, sans aucun doute la mère de tous les maux ; l’incivisme des automobilistes. Du coup, la réflexion engagée par la Communauté urbaine de Yaoundé pour dresser la typologie de ces problèmes et mettre en œuvre les solutions les plus efficaces pour améliorer cette fluidité du transport, tombe pour le coup, à point nommé.
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