Le G20, réuni en Corée du Sud, divisé sur la taxation des banques


Les grands argentiers du G20 sont réunis vendredi et samedi en Corée du Sud pour se pencher sur un projet de taxation des banques afin de les obliger à participer à leur propre sauvetage lors des crises passées et futures. Mais le projet est controversé : l'idée d'une taxe sur les banques est défendue par les Etats-Unis et les Européens, mais décriée par d'autres pays comme le Brésil et le Canada. Ces derniers estiment que leurs banques, qui n'ont été pour rien dans la récente débandade financière, n'ont pas à payer les pots cassés.
"Des mesures de régulation bien senties peuvent permettre d'atteindre les objectifs que cette proposition de taxation vise à obtenir. Nous ne sommes pas favorables à une taxation des banques", a déclaré le ministre des finances indien, Pranab Mukherjee, à l'AFP. "Notre système bancaire a réussi à faire face aux difficultés rencontrées par l'Europe et les Etats-Unis, essentiellement grâce à des mesures de régulation équilibrées", a-t-il ajouté.
Selon M. Mukherjee, les ministres des finances du G20, forum économique, devraient ce week-end "parvenir à une sorte de formulation commune" sur le sujet, mais une décision ne sera prise que lors d'un sommet du G20, le prochain étant programmé les 26 et 27 juin à Toronto (Canada), avant un autre en novembre à Séoul.
Selon un projet de communiqué final cité par l'agence Dow Jones, aucun progrès significatif n'est attendu ce week-end concernant une taxation des banques. Le G20 devrait se contenter d'appeler à "développer, avec la contribution du FMI, une série de principes sur la façon dont le secteur financier pourrait apporter une juste et substantielle contribution" aux efforts pour endiguer les crises.