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Les nombreuses incartades qui émaillent l’établissement du Conseil National de la Jeunesse à Douala jettent considérablement l’opprobre sur la démarche adoptée dans la région du Littoral. Au delà de l’apparente tranquillité affichée tant au niveau de la délégation régionale qu’au niveau communal, un malaise profond se peaufine en filigrane comme une bombe à retardement. En effet, suite à la succession d’événements à partir de l’arrestation du Jeune Tchabet Rodrigue et renforcée par les véhéments appels au boycott lancés par ses partisans, les médias ne cessent de réexaminer ladite situation pour en déceler le fond de l’affaire.
En effet, de nombreuses pétitions circulent pour décrier une tentative de stigmatisation corruptrice des responsables régionaux dans l’optique de mettre en avant certains candidats au dépend d’autres. Une partialité aberrante qui consiste à museler tout candidat potentiellement contestataire et difficilement malléable selon des observateurs proches de l’opposition.
Griefs
Selon les plaignants, le scrutin étant celui de liste, certains jeunes étaient antérieurement en possession des listes d’associations enregistrées au niveau communal, leur permettant de prendre de l’avance sur les éventuels concurrents afin de réaliser des alliances. Pour d’autres, la procédure a été violée dans la mesure où de nombreuses associations retardataires ont été écartées à partir des enregistrements faits sur la base des réseaux et non sur celle des ordonnancements du ministre de la Jeunesse.
Pour un jeune membre d’une association enregistrée à Douala 5eme, la démarche procédurale des élections à Douala relève plus du folklore que de la transparence comme veut le faire croire Mme Jacqueline Nkoyock, délégué régional de la Jeunesse du Littoral. « En restant dans son bureau, comment est-ce qu’elle va être au courant des turpitudes qui se déroulent dans les communes ? » s’interroge ce dernier.
Toutefois, contre vents et marées, le délégué voient à travers les différentes plaintes adressées par les jeunes, une tentative de manipulation pour freiner le bon déroulement de l’établissement du Conseil National de la jeunesse. D’après elle, les jeunes devraient éviter de polémiquer sur des questions politiques et participer unanimement au jalonnement de cet initiative présidentielle. Elle tient à préciser que, malgré les aboiements des multiples détracteurs, la caravane du Conseil national de la Jeunesse continue tranquillement son bonhomme de chemin dans les dédales sinueux du Littoral.
Paul Tonye Njel
(Stagiaire)
