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Les syndicalistes de la Caisse nationale de prévoyance sociale sont passés à la vitesse supérieure. Le refus d’appliquer la convention collective est au cœur de la brouille. Les enquêtes sont en cours pour comprendre les raisons de son geste. On n’est décidément pas sortie de l’auberge à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Fort des multiples appels et des cris de détresse lancés à l’endroit des autorités administratives et gouvernementales, notamment le ministre du Travail et de la sécurité sociale, le Pr Robert Nkili, les syndicalistes opérant dans cette entreprise ont décidé de passer à la vitesse supérieure.
Depuis quelques jours, ils ont porté leurs divergences auprès des autorités policières. Au moment où nous mettions d’ailleurs sous presse, une enquête est en cours à la Cnps. Les fins limiers de la Police judiciaire sont chargés certainement de comprendre les raisons qui poussent Olivier Noël Mekulu Mvondo à ne pas mettre en application la convention collective des banques ratifiée par la Cnps. Celle-ci, soulignons-le, stipule une augmentation de salaire de 6,5% tous les 2 ans.
Le point d’achoppement
Selon des sources proches de ce dossier, cette augmentation devrait en principe prendre corps cette année. Malheureusement, cette volonté tarde à être appliquée par Dg de la Cnps. La situation a tellement été mal vécue par les employés que la structure a failli en prendre un coup. Par exemple, à la veille de la fête du 20 mai dernier, les employés avaient menacé de boycotter cette célébration, nulles été les menaces du Dg, la Cnps n’aurait pas défilé devant le chef de l’Etat, à la Place du 20 mai.
Pour justifier son refus, Olivier Noël Mekulu Mvondo souligne que la Cnps n'est pas une banque et ne saurait par conséquent appliquer cette convocation. Bien plus, il aurait fait comprendre au ministre Robert Nkili, son intention de quitter cette convention collective ratifiée pourtant par ses prédécesseurs. Ce qu’il semble oublier c’est que cette convention est passée l'Assemblée nationale. Ce qui signifie en d’autres termes que pour arriver à cette décision, il devrait procéder de la même manière.
Au sein du personnel, on ne rejette pas en bloc le travail abattu par leur directeur. « On reconnait bien tout ce qu'il fait pour la Cnps. Mais si la Cnps se porte bien aujourd'hui, ce n'est pas seulement la seule action du Dg. Le personnel a également consenti beaucoup d'efforts pour qu'on en arrive là. Il devrait être récompensé à juste titre.» Pense-t-on de ce côté.
Protection
Ils n’acceptent cependant pas que le Dg de la Cnps dise une chose et fasse son contraire quand cela l’arrange. Il aurait réussi le tour de passe-passe d’augmenter son salaire et d’accorder des avantages tout à fait spéciaux à certains de ses protégés : des crédits automobile.
Mais au fond, qu’est-ce qui peut justifier que malgré les injonctions du ministre du Travail et de la sécurité sociale, Mekulu Mvondo reste campé sur sa position ? Des recoupements faits dans les dédales de la Cnps nous ont laissé entendre que le Dg « se fout pas mal des rappels à l’ordre du chantre du dialogue social parce qu’il compte sur ces soutiens. » Il se susurre là-bas qu’il ne s’agit ni plus ni moins que du ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de République, Laurent Esso. Ce qui, argue-t-on, fait en sorte que les plaintes formulées jusqu’ici par le personnel n’est aucun écho favorable auprès du chef de l’Etat. Ce qui n’est pas pour décourager les syndicalistes qui croisent désormais les doigts dans l’espoir que les rapports des éléments de la Pj décantent cette situation et les réhabilitent un temps soit peu dans leurs droits.
Thierry Nyope
