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D’après Fritz Ntonè Ntonè, «la brigade mixte n’est pas un monstre froid. Elle a quinze jours pour faire son travail par rapport aux missions assignées connues par tous les membres. Ce n’est qu’après ce travail préliminaire que les déguerpissements logiques vont suivre». Et de poursuivre : «Il y a toute une procédure en place. Les agents vont se promener avec la peinture rouge pour identifier les cas litigieux. Après il y aura une mise en demeure. Tous ceux qui seront jugés suspects devront présenter des documents autorisant leur installation sur ce site. C’est à partir de ce moment que nous allons tout détecter» Le délai de trois mois a été avancé comme date butoir pour parachever l’opération de réhabilitation des marchés commerciaux de la ville de Douala, ceci après les conclusions finales de la brigade mixte, elle-même héritière des résolutions de la cellule de prévention des risques de catastrophes qui a fait le constat des branchements anarchiques de l’énergie électrique, de l’insuffisance de la maintenance, le surpeuplement , les difficultés de circulation inhérentes à l’encombrement des allées et couloirs, l’évacuation difficile des eaux à cause des boutiques installées sur des drains.
Paix de braves
A l’image du marché Central ravagé par les flammes le 15 décembre 2009, et dont la sécurité électrique a été rétablie, il a été demandé à tous les commerçants du marché Mboppi de s’approprier ce modèle, à savoir que chaque boutique devait avoir son propre compteur avec disjoncteur différentiel, afin de prévoir les risques d’incendie. C’est cette précarité des marchés qui a poussé le préfet du Wouri à sortir de sa réserve pour instruire le délégué du gouvernement à créer ladite brigade mixte.
Après cet exposé des faits, les membres du SYCODEW ont salué cette sortie du délégué du gouvernement. D’après Alice Maguedjio, présidente du SYCODEW, «ces informations du délégué ont éclairé notre lanterne car si on restait dans l’esprit de son communiqué radio-presse, on s’attendait à voir les bulldozers et les gros bras venir tout casser. C’est bien comme le délégué est venu nous voir et nous sommes fiers de cette initiative. Maintenant, la sérénité est vraiment revenue. Nous promettons de nous impliquer si nos doléances sont prises en compte». Parlant de doléances, Alice Maguedjio fait allusion à la non association des commerçants dans toutes les sphères de prise de décision les concernant, le manque d’informations et le sempiternel problème d’arnaques émanant des régisseurs. «Il faut que le délégué commence à punir ses régisseurs car ils font du n’importe quoi ici au marché. Leurs attributions doivent être reformulées car on n’y comprend que du latin», a lancé au fin de son propos la présidente du syndicat des commerçants. Ce que l’édile de la ville a promis de prêter une oreille attentive.
Etame Kouoh
