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Comme contre Barcelone, que l'Inter avait sorti en demi-finale, les Italiens ont construit leur succès avec patience, confiance et une grande maîtrise de leur football. Leur recette est simple : une défense en béton armé, un milieu de fer, une attaque de feu. Fidèle à la théorie "mourinhienne" du "posséder le ballon n'est pas gagner", l'Inter a laissé le contrôle du cuir au Bayern, et s'est contenté de placer ses habituels contres dévastateurs. Le trio Sneijder-Eto'o-Milito a fonctionné à plein, et cette fois c'est l'Argentin qui a ébloui Santiago Bernabeu de sa classe. Après 35 minutes d'une partie fermée, Milito profitait d'un une-deux parfait avec le Néerlandais pour aller tromper le portier allemand Butt, et ouvrir la marque (1-0). Le duo remettait le couvert quelques minutes plus tard, mais Sneijder butait sur le gardien du Bayern.
LE TRIPLÉ POUR L'INTER
Un Bayern en souffrance, qui vivait la même frustration que le Barça : avoir le ballon, approcher de la surface adverse... mais se trouver incapable de se créer la moindre occasion franche. Robben tentait quelques déboulés, Altintop se démenait, mais rien de suffisant pour fissurer le mur italien. Il fallait attendre la reprise pour voir les Bavarois croire au miracle. Mais le jeune Müller perdait son duel avec Julio Cesar, un avertissement que l'Inter retenait. Le rideau se refermait. Altintop et Robben alertaient à nouveau le portier adverse, mais Cesar trouvait la parade. Soucieux de rendre une copie parfaite, les Italiens appuyaient pour finir le boulot : Pandev manquait de réussite, avant que monsieur Diego Milito ne vienne clore les débats. A la 70e minute, l'Argentin se jouait de Van Buyten pour marquer le 2e but milanais, et signer un doublé décisif (2-0).
