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La journée du lundi 02 novembre 2009 a été marquée à la mairie de Douala 4ème par de vives tensions : le personnel était en grève. Les attroupements sur la cour et les visages sombres des personnes en service dans cette mairie laissaient entendre au premier venu que rien ne va plus de ce coté. Aucun service n’était fonctionnel. Cette structure municipale à forte coloration Sdf connaît de nombreuses difficultés depuis l’arrivée du parti de Ni John Fru Ndi à ses commandes.
Selon les informations recueillies sur place, il s’agirait des conséquences d’une interposition de deux forces. D’un coté, le Sdf et de l’autre le Rdpc. Certains militants du parti au pouvoir sont accusés de provoquer des tensions en poussant les employés à la révolte et à la désobéissance. Pourtant, le mal est bien réel. Les quelques 40 employés en grève revendiquent 3 mois de salaires non payés et le manque de suivie de leurs cotisations à la Cnps. « Depuis 3 mois, je suis sans salaire. Je ne sais pas comment je vais faire pour payer le loyer, manger et envoyer les enfants à l’école », exprime un gréviste totalement dépassé par les évènements. Au delà de ce sombre tableau, les retraités disent ne rien percevoir depuis des années de leurs pensions, car rien n’a été versé à la caisse de prévoyance sociale.
Dissonances
Le problème a pourtant été porté à la connaissance des autorités de cette mairie affirment les victimes. Mais, ceux-ci ont utilisé la brutalité pour les chasser comme des malpropres disent-ils. Sachant que c’est la seconde fois que pareille situation se produit, ils ont de ce fait décidé d’aller jusqu’au bout de leurs revendications.
Du coté de la mairie, le maire Kumase s’est adressé à la presse en estimant qu’il n’y a pas de mouvement d’humeur dans sa mairie. Il pense qu’il faut voir plutôt du coté de ceux qui revendiquent quelque chose.
Cette grève, il faut le reconnaître, n’est pas suffisamment bien menée. Entre le personnel, la division était visible. Pendant que certains s’activent à accentuer le mouvement d’humeur ; d’autres se désolidarisent tout simplement. Après une concertation avec les services du maire, le calme est revenu et tout est rentré dans l’ordre. On regrette simplement le préjudice énorme subi par la population durant une journée partie en fumée à cause de la paralysie du service public.
Jean Jacques Ntyam Ela
