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Cinquantenaire : Une conférence boudée par des panélistes

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jacques fame ndongo« Cameroun : 50 ans d’indépendance. Rétrospective et perspectives ». Tel était le thème de la conférence-débat tenue le 12 mai dernier au Yaoundé Hilton hôtel. Cette conférence a été boudée par les hommes politiques, hauts responsables du secteur public, parapublic et privé, enseignants, chercheurs et autres membres de la société civile. La raison est toute simple : les différents panels ne correspondaient en rien à la pluralité d’opinions que connaît le Cameroun.
L’on a même noté la défection de certains panélistes qui estiment que la célébration des Cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification du Cameroun est l’affaire d’une ethnie ou alors d’un cercle de personnes. Ceux-ci ont cru causer du tort au président de la Commission Conférences, Etudes et Débats qui n’est autre que le Pr Jacques Fame Ndongo qui est actuellement, à tort ou à raison, dans toutes les sauces de la médisance et de la désintoxication.

Pour s’en féliciter, des confrères de la presse dite privée ont fait partie des modérateurs des deux séquences de cette conférence-débat. Question pour le ministre de l’Enseignement supérieur de prouver aux yeux de tous que de ce côté-là également, il y a des compétences. Côté que des personnalités, actuellement en guerre envers elles-mêmes, vilipendent à tout vent.

 

Echanges

Pour le moins, cette conférence avait pour objectif de « rétablir la vérité des faits et des dates ; dresser le bilan politique, économique, social, sportif et culturel des acquis depuis l’indépendance ; esquisser des perspectives pour un Cameroun meilleur ».

Le chef de l’Etat y était représenté par le vice-Premier ministre en charge de l’Agriculture et du Développement rural, Jean Nkuété. De l’avis de Fame Ndongo, le cycle des conférences qui s’ouvrait ainsi, « se poursuivra dans le temps et dans l’espace, à travers les régions, les universités, les lycées et collèges, les églises et les entreprises, pour une célébration dense et majestueuse de l’indépendance et la réunification ».

Après avoir, dans son mot d’introduction, survolé sommairement « notre passé composé et antérieur », le président de la Commission Conférences a tenu à souligner que « l’indépendance fut d’abord formatée par nos consciences et nos schèmes mentaux, avant d’être une réalité opérationnelle et tangible ». Pour le Pr Jacques Fame Ndongo, « le plus grand défi du Renouveau consiste à apaiser les impatients, les extrémistes, voire ceux qui sont de mauvaise foi et qui souvent, dansent plus qu’ils ne pensent ».

L’heure étant à de multiples défis, il a exhorté les uns et les autres qui ont accepté ce sacerdoce imposé, à débattre en toute convivialité et toute honnêteté, dans le souci de bâtir ensemble le Cameroun. Par exemple, l’on a écouté Elise Mballa Meka accuser l’Etat du Cameroun à qui il appartient, selon elle, de lutter efficacement contre le piratage et la contrefaçon. « Nous avons un ministère de la Recherche scientifique qui cherche et qui trouve, mais qu’est-ce qui ne va pas ? », s’est inquiété Grégoire Owona, ne loupant pas cette tribune pour s’en prendre inutilement aux journalistes. Néanmoins, il a posé un problème réel, arguant qu’il y a quelque chose de fondamentale à voir dans le mode opératoire des Camerounais.

Le Pr Henri Hogbè Nlend a proposé la révision du statut de la recherche qui date de 1974 et du financement de cette recherche. Aussi s’est-il indigné que le chef de l’Etat Paul Biya n’ait jamais pensé à organiser une session du Conseil de l’enseignement supérieur et de la recherche. « Au temps d’Ahidjo, ce Conseil s’est réuni à deux fois », a relevé le Prof. Bien avant eux, les Pr Daniel Abwa, Narcisse Mouelle Kombi, Issa Saïbou et Jean Emmanuel Pondi, ont eu à entretenir l’assistance sur plusieurs sujets d’ordre historique, politique et diplomatique.

 

L’ombre de Jo a plané

Trois minutes de silence ont été observées, à la demande de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Félix Tonye Mbog, en hommage à Joseph Bessala premier médaillé olympique camerounais en 1968 aux JO de Mexico qui a tiré sa révérence le 25 avril dernier à l’âge de 68 ans. Le père du label Lions indomptables du Cameroun était parmi les panélistes ayant animé la seconde séquence de la conférence. En quelque quinze minutes, il a rappelé les principaux temps forts du mouvement sportif, évitant de parler de la politique sportive et des maux qui minent le sport camerounais dans sa globalité. L’on a quand même retenu que le Cameroun indépendant a livré son premier match officiel de football le 13 août 1960 contre la Somalie battu par un score fleuve de 9 buts à 1.

Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports après la dramatique élimination du Cameroun par le Congo à la 8e Coupe d’Afrique des nations, Tonye Mbog a donné quelques repères ayant aidé à la restauration du mouvement sportif national qui était alors dans la tourmente. Pour l’ancien membre du gouvernement, le Cameroun s’est révélé, pendant le demi-siècle écoulé, une grande nation de sport et s’est imposé comme le meilleur ambassadeur du Cameroun.

 

Jean-Pierre Bitongo

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