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Ils emportent la caisse d’un établissement de micro-finance. Le vigile reçoit une balle dans la jambe. Une fête de l’ascension très mouvementée au quartier Nkol-Eton de Yaoundé, en plein cœur de la capitale politique. Des fidèles célèbrent la montée de Jésus-Christ au ciel dans les multiples paroisses que compte que ce célèbre quartier.
Les vendeurs à la sauvette et les bayam-sellam s’activent devant les étals de commerce pour attirer une clientèle très exigeante en ce jour de fête. A un jet de pierre de ces lieux très agités, des agents de police règlent la circulation, prêts à bondir sur le premier automobiliste en infraction. Le reste vous le savez.
Il est un plus de 11h en cette matinée du 13 mai 2010. Une action hollywoodienne va briser la tranquillité et l a sérénité des hommes, femmes et enfants qui vaquaient à leurs occupations. Il s’agit d’un braquage spectaculaire opéré par quatre individus bien armés, avec comme moyens de locomotion des engins à deux roues. Leur cible est un établissement de micro-finance, RENAPROV, situé au centre du marché Nkol-Eton et qui a pour seule barrière de sécurité un vigile, employé dans une société de gardiennage de la place.
Petit déjeûner
Les malfrats n’éprouvent aucune difficulté pour le neutraliser. Il est conduit à l’intérieur où se trouvent le personnel et quelques visiteurs qui sont vite mis hors état de riposte. La caisse qui contient de petits ballots de billets de banque et des pièces de monnaie est emportée en l’absence de la caissière qui, dit-on, est allée se procurer un petit déjeuner.
Dans un dernier sursaut d’énergie, le vigile tente d’empêcher aux braqueurs de prendre le large avec les fonds dont le montant n’est pas estimé. Il reçoit rapidement une balle sur la jambe. La voie est ouverte pour la fuite. Dans leur empressement, les bandits lâchent la caisse qui cède. Son contenu se disperse sur la chaussée ; plus précisément les pièces de monnaie. Inutile pour les hors-la-loi de s’y intéresser ; ils vont prendre la poudre d’escampette, laissant leurs victimes dans le désarroi. Une enquête a été ouverte.
Dominique Ndocki
