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Du 10 au 20 mai prochain sont prévues des manifestations commémoratives alors que plusieurs projets de budget des différentes sous-commissions se font encore attendre afin de recevoir la dotation spéciale du gouvernement. L’ultime concertation préparatoire aux manifestations commémoratives des 50 ans d’existence du Cameroun indépendant a eu lieu jeudi 6 mai 2010 dans la salle des fêtes du centre de la promotion de la femme et de la famille de Ngaoundéré. Cette dernière séance a été présidée en personne par le gouverneur Enow Abrams Egbe.
D’entrée de jeu, il a invité les différents présidents des sous-commissions commis à l’organisation des festivités à exposer les difficultés encourues.
Sous-commissions insouciantes
Pour faire court, la situation générale des préparatifs dans toutes les sous-commissions n’est pas des plus reluisantes. Des pannes de collaboration et de prévision torpillent la bonne marche de ces organisations et l’élaboration des projets de budget, préalable nécessaire à l’attribution des dotations spéciales par le comité nationale d’organisation du cinquantenaire piloté par le Directeur du cabinet civil de la présidence de la République, le ministre Martin Bélinga Emboutou. D’où l’indignation séance tenante d’un membre en l’occurrence El Hadj Djika, Dga d’une compagnie de transport en commun de la place. « Cela fait plus d’une cérémonie, plus d’un mois que le gouverneur a convoqué des réunions préparatoires afin que tout soit prêt le moment venu. Mais il est inconcevable qu’à quelques heures du début des activités on vienne encore nous dire ici qu’il y’a des difficultés à avoir des chaises, des sites appropriés, qu’il y’a des projets de budget non déposés et que sais-je encore », s’est appesanti le natif de l’Adamaoua.
En effet, sur douze sous-commissions mises en place, seules sept ont présenté leurs projets de budget. Les cinq autres ont été exhortées à le faire avant le 10 mai date de lancement solennel des activités liées au cinquantenaire de l’indépendance et de la réunification du Cameroun couplées à la 38ème fête nationale de l’unité dont le thème cette année est : « Forces de défense et nation, ensemble pour consolider les acquis du cinquantenaire.»
Dans le cas où elles ne venaient pas à déposer à temps ces projets de budget, la commission locale d’organisation serait amenée à affecter des montants forfaitaires à ces dernières en palliatif, même si cela n’assurerait en aucun cas le succès des activités dans ces sous-commissions.
Le risque d’un 20 mai au rabais plane
Aussi, le 20 mai à Ngaoundéré pourrait d’ailleurs se dérouler sans agapes, feux d’artifices et toutes les activités budgétivores risquent d’être mises au frigo si la sous-commission des finances ne se fait pas un peu violence. Car le bilan des recouvrements fait ce jeudi a démontré qu’aucun liard n’a toujours pas été collecté. Les responsables de la sous-commission n’avaient d’ailleurs rien à dire qu’il a fallu passer de manière furtive ailleurs. Le programme général des manifestations distribué en salle par la sous-commission du protocole et de la programmation dévoile qu’à la suite du lancement officiel le 10 mai par une célébration œcuménique, plusieurs articulations dont entre autres des concerts géants, des carnavals culturels et festivals des danses patrimoniales, des conférences scientifiques, des rencontres sportives vont requérir la mobilisation patriotique des populations de la ville de Ngaoundéré et ses environs avec comme point culminant la découverte du monument du cinquantenaire.
En attendant l’enveloppe gouvernementale octroyée pour la célébration du cinquantenaire dans la région de l’Adamaoua, il importe de noter toutefois que des lignes budgétaires affectées aux fêtes et commémorations officielles garnissent les documents des communes et communautés urbaines. Les maires des communes d’arrondissement de Ngaoundéré approchés au sortir du conclave ont estimé leurs contributions traditionnelles entre 500 000 et 700 000Fcfa selon la nature de la fête et celle de la communauté urbaine de Ngaoundéré entre 1 et 2 millions de nos francs. Ajoutée aux contributions des opérateurs économiques et à celle des nombreux services administratifs basés dans la métropole régionale, il n’y a pas lieu que la fête nationale de l’unité dans la capitale de la région château d’eau du Cameroun souvent dénommée par les élites comme étant « la région la plus proche du paradis », soit pourrie par la radinerie de ces forces vives. En clôturant les débats, Enow Abrams Egbe a appelé les uns et les autres au patriotisme et à un sursaut d’orgueil pour donner un éclat particulier à la commémoration des « 50 ans de liberté, d’unité, de croissance dans la paix » de notre pays.
