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Société Africaine des Nouvelle Technologies
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Leadership: Guerre des chefs au MANIDEM

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manidemLe Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie est en crise. La nouvelle direction emmenée par l’actuel président Banda Kani et les partisans d’Anicet Ekané s’affrontent pour le contrôle du parti. Cette bataille, jusque-là sourde, a comme une escalade hier mercredi 5 mai 2010. Une conférence de presse du président a été interdite au siège du parti, sous le regard des journalistes venus pour sa couverture, avec le concours des forces de l’ordre appelées en rescousse, selon les partisans du président Banda Kani, par l’ex-président Anicet Ekané, devant la détermination de son successeur à la tenir malgré un contre communiqué de presse publié la veille annonçant son report à une date ultérieure. C’est que, de profondes divergences opposent les deux camps sur la vision stratégique du parti, mais surtout, sur sa gestion quotidienne.

« La conférence de presse qui devait se tenir au siège du parti le mercredi 5 mai […] est reportée à une date ultérieure, compte tenu des positions stratégiques que la direction du parti doit prendre au préalable par rapport à l’urgence de l’actualité nationale », justifie le contre communiqué du CNC, l’organe de gestion du parti, signé par le secrétaire national adjoint à la communication, Paulin Hilela Matug. Dans le camp de l’actuel président du parti, on interprête l’interdiction de cette conférence de presse comme une tentative, pour l’ex-président, de le mettre sous contrôle. Plus qu’un simple boycott de la nouvelle vision qu’il veut imprimer, Banda Kani dénonce un complot contre lui.

Upécisation

Elu le 21 novembre 2009 (il avait battu Abanda Kpama, ndlr), l’actuel homme fort ( ?) du MANIDEM se dit en effet victime d’une conspiration ourdie par son prédécesseur qui aurait du mal à digérer sa propre démission à la tête du parti après plus de 15 ans de bons et loyaux services. Anicet Ekané bénéficierait selon lui de l’appui d’Abanda Kpama, candidat malheureux à sa succession. Outre le fait qu’ils n’assistent pas « systématiquement » aux réunions statutaires (bureau politique, CNC), Banda Kani dénonce une tentative de son prédécesseur de vouloir reprendre la haute main sur les affaires du parti. Il évoque notamment le projet du règlement intérieur présenté par Abanda Kpama qui « dépouille la fonction de président du parti de tous ses pouvoirs à tel point qu’on a dû mettre sur pied une commission pour la rédaction de ce document qui doit compléter les statuts. Mais là encore, ils boycottent les séances », stigmatise-t-il. C’est pourquoi Banda Kani a décidé de passer à la vitesse supérieure. Dans un document parvenu hier à la rédaction de Le Messager, le président a pris la décision d’exclure définitivement du parti six membres (Abanda Kpama, Dongo Fils Valentin, Ntondo Richard Martin, Mpouma Emmanuel, Gonda Nounga et Bona Bepa) pour « indiscipline aggravée ». Ce n’est pas tout, « les réunions du CNC sont [aussi] suspendues jusqu’à nouvel ordre ».

Les accusés se montrent plutôt séreins malgré la gravité des faits qui leur sont imputés. Concernant l’interdiction de la conférence de presse, Anicet Ekané et Abanda Kpama constatent simplement qu’elle était « illégale car elle n’a pas été entérinnée par le directoire du parti. Malheureusement la tentative de concertation organisée à l’effet d’harmoniser les points de vue hier [mardi, ndlr] a échoué ». Par ailleurs, ils dénient au président la qualité à exclure un membre du parti, qui plus est, membre du directoire. « Seul le Congrès détient cette prérogative », expliquent-ils qui refutent également l’implication de l’ex-président dans la présence de la gendarmerie au siège du parti. Qui donc a fait recours aux pandores ? « Ils ont été sans doute attirés par la foule présente sur les lieux », suppute Anicet Ekané du reste soutenu par ses partisans. Encore que « je n’étais même pas là au moment des faits », précise l’intéressé. Pour tenter de désamorcer la crise, une session extraordinaire du bureau politique est convoquée pour samedi prochain sur la demande « de plus des trois quarts des membres », précise le communiqué signé du secrétaire général, Manga Guillaume. Cette assise permetra-t-elle d’exorciser les démons de la division qui pourraient, à terme, placer ce parti sur le chemin de l’upécisation ?

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