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Crash de Kenya Airways : Les souvenirs restent enfouis dans les mémoires

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kenya-airwaysTrois ans après le crash du Bœing 737-800 de cette compagnie, de nombreuses familles veulent toujours savoir ce qui s’est passé. Ils le sauront ce jour sur internet. C’est ce jour que l’on en saura un peu plus sur les causes qui auraient coûté la vie aux 114 passagers du vol KQ 507 de la compagnie Kenya Airways. Du moins si on s’en tient aux déclarations du ministre d’Etat, ministre des Transports. Selon Bello Bouba Maïgari, les enquêtes ont été bouclées et le rapport envoyé aux différents pays membres. Il aurait également pu être accessible à tous, mais le gouvernement kenyan a demandé quelques jours de plus. Pourquoi faire ? Difficile de savoir. Ce qui fait que si tout se passe comme prévu, ce rapport pourra être « consulté sur le site web de la Cameroon Civil Aviation Authority, à l’adresse www.ccaa.aero » dès ce jour. Mais entre temps, les souvenirs restent vivaces dans les mémoires de nombreux Camerounais et des familles des autres nationalités qui ont perdu certains de leurs proches au cours de cette nuit fatidique.

Evocation

Le Bœing 737-800 de la compagnie Kenya Airways est parti de l’aéroport international de Douala le samedi 05 mai 2007 à minuit 05 minutes sous une pluie battante. Cinq minutes après son décollage, la tour a perdu tout contact avec l’équipage. Commence alors la recherche d’une aiguille dans une botte foin. Le signal de détresse de l’avion est capté à plusieurs endroits. Libreville, Kribi, Mvengue, Lolodorf,… Mais l’épave de l’avion reste introuvable. Du coté de l’Asecna, on se mobilise à l’aide des technologies de l’aviation aéronautique pour retrouver l’aéronef. En vain ! Avec l’aide du centre de détection de Toulouse. La tour de contrôle de Libreville ne signale aucun contact avec l’appareil. Dakole Daïssala, ministre des Transports au moment du drame est informé avec plusieurs heures de retard et reste indifférent depuis sa résidence dans la région d l’Extrême-Nord, où il bat campagne pour les municipales et législatives programmées au Cameroun à cette période.

Sur ces entrefaites, le directeur général de Kenya Airways, arrive précipitamment au Cameroun où il organise une conférence de presse le samedi 5 mai 2007 en mi journée au cours de laquelle il reste sceptique sur les circonstances de la disparition de l’avion.

Une cellule de crise est mis en place à Nairobi. L’alerte est généralisée et la battue pour retrouver l’avion devient une affaire internationale. De son coté, le gouverneur de la région du Littoral d’alors, Gounoko Haounaye, a aussi ouvert une cellule de crise dans son cabinet présidé par son secrétaire général de l’époque, Nguele Nguele.

Pour les familles des 114 passagers et membres de l’équipage de l’avion, aucune cellule d’orientation des proches  des victimes n’est mise sur pied. L’émotion est à son comble, des groupes de pleurs se déclenchent tantôt dehors, souvent au bar de l’aéroport international de Douala, parfois dans le hall.

Pendant 48 heures, le monde entier va retenir son souffle, tout sera mis à contribution pour retrouver le Bœing 737-800. Et puis, vint le dimanche 6 mai 2007. Au matin, la nouvelle tombe comme un couperet. L’épave de l’aéronef est retrouvée par un chasseur dans la mangrove de Mbanga Pongo, une localité située à 5 km de l’aéroport international de Douala. Le bilan est sans appel, les 105 passagers et les 9 membres de l’équipage ont péri dans le crash. Gounoko Haounaye, descend sur le site du drame dans la nuit. Un véritable parcours du combat. L’accès n’est pas évident. Après un aller et retour sur Yaoundé, Titus Naikuni, directeur général de Kenya Airways, regagne Douala dans la matinée du 10 mai 2007, pour annoncer au cours d’une conférence de presse organisée par la compagnie de navigation aérienne que toutes ces familles seront dédommagées, car l’avion qui a crashé était assuré. Sur le sujet, une commission technique d’enquêtes sera constituée par arrêter du Premier ministre à l’effet d’expliquer les raisons et l’origine de ce crash d’avion.

Lundi 14 mai 2007, Gounoko Haounaye redescend à Mbanga-Pongo pour mesurer l’ampleur du drame. Il annonce un hommage national aux victimes programmé pour le 18 mai 2007. Par un décret présidentiel signé le 16 mai 2007, la journée du vendredi 18 mai 2007 est déclarée journée de deuil national sur l’ensemble du territoire national en mémoire aux victimes du crash du Boeing 737-800. 3 ans après, le temps est passé et de nombreuses familles n’ont pas encore fini de faire le deuil de leurs proches. Pendant ce temps, le site a été pris d’assaut par des populations toujours à la quête de lopin de terres pour se construire une demeure

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