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Tel est le thème suggéré cette année par l’Unesco à la communauté internationale pour la célébration ce 03 mai prochain de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Pour le ministre de la Communication, ce thème offre l’opportunité aux journalistes de se rappeler à quel point le droit de savoir, le droit de s’informer, puis celui d’informer les autres, « sont des droits fondamentaux pour l’existence humaine ».
Nous nous passons de tout commentaire. A chacun de faire sa propre lecture. « Il s’agit d’un grand jour. Occasion pour les journalistes de se retrouver en famille et de marquer un temps d’arrêt, revisiter notre parcours pendant les douze derniers mois », a lancé Issa Tchiroma. C’était le 26 avril dernier lors du lancement du programme de la Semaine de la liberté de la presse. Une semaine qui, selon le Mincom, sera marquée par des « activités pleines de sens et de signification, certes en rapport avec la problématique définie à l’échelle mondiale, mais avec un grand regard tout aussi axé sur nos propres enjeux au plan national ». Raison pour laquelle, il a demandé aux journalistes d’apporter leur contribution par « une participation massive et active ».
Chronogramme
Expliquant que le moment est venu pour les journalistes de parler de eux-mêmes, de parler d’eux aux autres, de leur faire comprendre ce qu’ils font et de leur dire ce qu’ils sont. Dans son speech de circonstance, le Mincom a laissé entendre que « le gouvernement ne cessera d’œuvrer pour l’amélioration de l’accès de tous les citoyens à l’information », faisant croire à l’assistance que le gouvernement fait de la rupture de la dichotomie entre la presse de service public et la presse privée, son principal cheval de bataille. L’on verra bien ce qui sera fait pour relever ce défi.
Concernant le programme de la Semaine, Issa Tchiroma procède ce mercredi 28 avril au vernissage d’une exposition-photos retraçant l’itinéraire de notre pays vers la liberté de la presse. Demain jeudi 29 avril, il y aura enregistrement d’une table-ronde sur le thème : « l’entreprise de presse : expression de liberté, exigence de responsabilité et facteur de développement ». La matinée du lundi 3 mai 2010, sera consacrée aux activités de l’Unesco au palais des congrès de Yaoundé. Un vibrant hommage sera rendu au journaliste Ernest Kala Lobé de regretté mémoire.
En début d’après-midi, au hall du bâtiment principal du Mincom, Issa Tchiroma fera une communication sociale sous la forme d’un message délivré à la communauté nationale et internationale. Ensuite, il est prévu une cérémonie de remise des attestations de fin de formation aux professionnels de medias ayant suivi une formation de 40 heures à l’Iai-Cameroun. Une formation boudée par les journalistes juste parce que la formation la plus intéressante, l’infographie, a été exclusivement réservée aux femmes. En fin de soirée, il y aura une projection en avant-première d’un film-documentaire de 26 minutes sur l’état de la liberté de la presse au Cameroun.
Pour le Mincom, « ce documentaire donne à voir et entendre sur l’évolution du paysage médiatique national, ses acquis en termes de liberté, et met en perspective les problématiques actuels et à venir ». Il rassure que la parole y est donnée sans complaisance aux acteurs de tout bord afin qu’ils apportent leurs témoignages et expriment leur vision sur l’état de la liberté de la presse dans notre pays. On verra à quoi cela va ressembler.
Jean-Pierre Bitongo
