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Les transitaires et autres auxiliaires de transport maritime étaient en grève hier. Les opérateurs économiques étaient en émoi hier, 26 avril. Les employés des sociétés de transit et autres auxiliaires de transport maritime sont en grève. Ils revendiquaient la révision de leur convention collective arrivée à échéance en 2008. Ils se sont retrouvés dans la matinée en petits groupes dans l’enceinte portuaire.
Pour l’occasion, les grévistes n’ont pas fait usage de pancartes. Ils étaient d’ailleurs très peu bavards. Mais ceux qui ont voulu répondre aux interrogations du journaliste, ont affirmé qu’ils revendiquent la révision de leur convention collective. Ils estiment que cette révision va leur donner de nombreux avantages. Notamment l’augmentation de leurs indemnités de transport qui s’élèveraient jusqu’ici à 7000 Fcfa. Selon leurs dires, ce montant qui avait été arrêté il y a une quinzaine d’années, ne serait plus suffisant à cause de la cherté de vie.
A côté de ces indemnités, se trouvent ceux de logement qu’ils disent n’avoir jamais perçu jusqu’à cette date. Outre les indemnités, ils estiment que la nouvelle convention collective va également revoir en hausse leur grille salariale.
Des négociations ont déjà été engagées entre le patronat et les représentants des grévistes. Cela fait suite à la commission ad hoc qui a été mise sur pied par le ministre du Travail et de la sécurité sociale vendredi dernier. C’était en marge des cérémonies de lancement de la semaine du travailleur qui se célèbre cette année sur le thème : « Combattons les vulnérabilités en milieu professionnel. » Et cette grève s’inscrit étroitement dans ce cadre, susurre-t-on au port autonome de Douala.
A l’issue de cette réunion, les différentes parties se sont mises d’accord sur un échéancier au cours duquel, elles vont véritablement discuter des modalités et les révisions à apporter sur cette convention collective. La date du 07 mai 2010 a été arrêtée pour la prochaine rencontre. Au moment où nous mettions sous presse, les grévistes avaient décidé de se remettre au travail, parce que leur principale revendication avait été prise en compte.
Autre goulot d’étranglement
Les employés du port autonome de Douala sont également prêts à entrer en grève, si leurs revendications ne sont pas prises en compte par les responsables de cette structure. Le sujet était d’ailleurs à l’ordre du jour lors de la visite du ministre d’Etat, ministre des Transports à Douala. Bello Bouba Maïgari a demandé aux responsables de prendre des dispositions qui s’imposent pour régler ce problème dans les plus brefs délais.
On se souvient en effet que, les employés du Port autonome de Douala revendiquent notamment, depuis plusieurs mois la revalorisation de leur grille salariale. « Nous attendons une augmentation salariale de 12% pour les employés de la 1ère à la 6ème catégorie, comme le prévoit les textes de la convention. 8% de la 7ème à la 9ème catégorie et 6% de la 10ème à la 12ème catégorie…» argue un délégué syndical qui a requis l’anonymat. Il convient de signaler que la convention qui est mise en exergue ici a été signée en janvier dernier.
Ces employés accusent les responsables du port d’être à l’origine de leurs malheurs. La preuve, ils ont suspendu lors de leur dernier conseil d’administration certaines primes qui faisaient jusque-là leur bonheur. Mis au courant de cette affaire, le ministre de tutelle a adressé en date du 10 mars dernier, une correspondance dans laquelle il demande au président du conseil d’administration du Pad, de lui faire le point de la situation. Bello Bouba Maïgari écrit à Faï Yengo Francis en ces termes : « Il me revient que la prime d’encouragement trimestriel, instituée par la résolution n°169/CA/PAD du 27 mai 2005 au bénéfice du personnel méritant du port autonome de Douala et des agents de maintien de l’ordre affecté à la sécurité portuaire, aurait été supprimée, lors du conseil d’administration du 30 décembre 2009. La suspension d’un tel avantage ne serait pas étrangère à la sécurité précaire du climat social qui prévaudrait au sein de l’entreprise à l’heure actuelle. A cet effet, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir me faire le point de la situation, le cas échéant, le bien-fondé économique ayant présidé à la prise de la mesure contestée… »
Notons que ces revendications arrivent au moment où la communauté internationale s’apprête à célébrer la 124ème fête du travail.
Thierry Nyope
