ELECAM : Les consultations se poursuivent



Issa Tchiroma Bakary et Augustin-Frédéric Kodock ont été reçus hier au siège d’Elecam. Dans le cadre du dialogue républicain qu’il a engagé depuis le 13 avril dernier avec les leaders des partis politiques camerounais, le président d’Elections Cameroon, Fonkam Azu’u a reçu hier tour à tour dans son cabinet deux leaders de poids : Issa Tchiroma Bakary du Front national pour le salut du Cameroun (FNSC), et Augustin-Frédéric Kodock , secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC).
Avec des nuances, les deux hommes accordent du crédit à Elecam et l’encouragent à œuvrer pour la tenue d’élections libres et transparentes dans notre pays.
Toute institution ne vaut que ce que valent les hommes chargés de l’animer ; c’est la conviction du président du Front national pour le salut du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, par ailleurs ministre de la Communication, le premier à être reçu hier au siège d’Elecam par les membres de cette institution. Une institution qui a la chance d’avoir à sa tête des hommes et des femmes de qualité, selon M. Tchiroma. C’est pourquoi il reste persuadé qu’ils ne ménageront aucun effort pour s’acquitter avec « maestria » de leur mission : organiser des élections libres, équitables et transparentes. Selon lui, la balle se trouve plutôt du côté des hommes politiques qui doivent mobiliser, sensibiliser les Camerounais pour que ceux-ci s’inscrivent massivement sur les listes électorales, afin que le moment venu chacun jette son dévolu sur le candidat de son choix. A ses pairs, hommes politiques ayant vocation à gouverner le pays, il donne ce conseil « Cessons donc de faire des procès à Elecam et même au gouvernement ; descendons dans l’arène mobiliser toute la nation pour que les prochaines élections soient vraiment exemplaires. De toutes les façons, les dirigeants d’Elecam ont mon soutien, conclut-il.
Augustin -Frédéric Kodock qui est reçu à 11h 30, n’est pas aussi catégorique, mais affirme qu’il n’a jamais vraiment critiqué Elecam, une structure créée par le chef de l’Etat et chargée d’organiser des élections libres et transparentes dans notre pays ; ne serait-ce que pour cette raison, il est obligé d’accorder du crédit à Elecam et de le soutenir. Selon lui, le véritable problème que pourrait rencontrer sur le terrain cette structure est qu’on ne lui laisse pas les mains libres . Il n’a donc qu’un vœu à formuler : qu’on laisse travailler en paix les membres d’Elecam et que leur travail nous conduise à des élections libres et transparentes pour le plus grand bien de notre pays