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Une descente du délégué du commerce dans les dépôts a permis de saisir un important stock de bouteilles lundi dernier. Un stock de plus d'une dizaine de bouteilles de gaz domestique a été saisi lundi dernier, 12 avril 2010, par les éléments de la brigade de contrôle des prix de la délégation régionale du commerce du Sud qu'accompagnait le tout nouveau patron de la structure Denis Bipane Abanda. C'est que le délégué et ses collaborateurs ont été informés des désagréments subis par les consommateurs qui depuis quelque temps ne cessent de dénoncer les prix imposés par les commerçants et les faibles quantités de gaz contenus dans les bouteilles de 12 kg.
Chez MoÏse Yondeu propriétaire de trois dépôts dans la ville où tout a commencé, toutes les bouteilles en vente ont été saisies. Ce commerçant a été surpris la main dans le sac en train de vendre la bouteille de 12 kg à 6500 fcfa au lieu de 6235 fcfa, prix officiellement homologué. Dans les autres dépôts, les contrôleurs ont uniquement retiré les bouteilles à moitié pleines. Tel a été le cas à "Indep distribution" où au moins sept bouteilles sont sorties du magasin pour ce motif. Le phénomène à en croire plusieurs sources, semble être légion ces derniers temps ce secteur d'activités. "Samedi 04 avril 2010, j'ai acheté le gaz à la petite Total, et hier dimanche, la bouteille était complètement vide. Celle que vous voyez, je l'ai achetée il y a deux semaines et j'ai l'impression que c'est l'eau qu'on mise à la place du butane. Les vendeurs nous répondent que ce ne sont pas eux les fabricants", a révélé un client rencontré dans un dépôt sous le couvert de l'anonymat.
A Ebolowa, le gaz n'est pas le seul produit de consommation courante qui fait jaser les populations au sujet du non respect par les commerçants des protocoles d'accord signés entre le gouvernement et les opérateurs économiques en début d'année.
Les prix homologués pour la vente des autres produits de première nécessité, notamment le riz, le sucre le poisson, les huiles raffinées etc..., sont foulés aux pieds par les commerçants qui rétorquent que "ce n'est pas l'Etat qui leur donne le capital ou qui leur achète ces marchandises". Il y a quelques semaines, en effet, plusieurs abus liés à la non application des prix homologués, ont poussé la société civile appuyée par les populations à organiser une "marche contre la vie chère" dans les rues de la cité.
Tout porte maintenant à croire que le nouveau délégué régional qui a pris ses fonctions le 06 avril 2010 a du pain sur la planche. Lui qui dit avoir donné à ses collaborateurs des instructions aux plans administratif et commercial pour faire de la protection du consommateur son cheval de bataille durant son séjour dans la région de l'Est. L'organisation des ventes promotionnelles mensuelles dans chacune des localités de la région en collaboration avec les mairies, la redynamisation des caravanes itinérantes à Campo et à Nie'ete, deux villes réputées avoir le niveau de vie le plus élevé de la région, et la présence des contrôleurs des prix dans les marchés tous les jours à partir de 7h30 ; sont entre autres stratégies qu'il promet de mettre en pratique pour accomplir sa mission dans le Sud : la lutte contre la vie chère
