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Douala : 20 membres de partis et d’associations exigent la dissolution d’Elecam

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elecamLa plate-forme constituée à l’initiative du Sdf appelle à la résistance et prône le boycott des prochaines élections.Les cadres du Social Democratic Front qui ont initié la concertation avec d’autres partis et des organisations de la société civile, sur Elections Cameroon ont-ils obtenu le quitus de la direction de leur formation politique ?  Jean-Robert Waffo répond par l’affirmative, en précisant que Josua Osih, 2ème vice-président national du Sdf a saisi le chairman Ni John Fru Ndi de la question.    Mais Le Jour a appris que Osih, Jean Michel Nintcheu et Me Mbami, à l’avant-garde du nouveau front de contestation contre Elecam, auraient pris de court John Fru Ndi. Ils sont considérés par les pro-Fru Ndi comme des radicaux. A l’ouverture de la réunion de samedi dernier, Josua Osih a donné le ton : « M. Biya veut proroger sans élection au-delà de 2011 son mandat. Sur ce point, je réitère ma position : toute initiative allant dans ce sens créera un séisme politique extrêmement grave qui sera suivi de déflagrations sociales de forte amplitude dont il sera le premier responsable et dont nul n’a besoin en ce moment sensible de la vie de la Nation ».

Josua Osih a évacué les préalables liés aux conditions subjectives des participants : « Nous devons barrer la voie au nombrilisme ambiant. Nous devons nous mettre ensemble. Nous devons sacrifier nos différents ego. Nous ne devons plus nous accrocher ou être à la remorque de ce qui nous a désuni hier ».
Pendant plusieurs heures, les représentants de plus de 20 partis politiques et organisations de la société civile ont débattu sur les institutions démocratiques au Cameroun dont Elecam est un cas pratique. Après avoir constaté le recul que constitue la modification de la loi sur Elecam, avec le retour de l’administration dans son fonctionnement, ces derniers ont appelé le peuple camerounais à la résistance. Ainsi, le Sdf, le Manidem, et autres, «affirment qu’aucune élection crédible ne peut être organisée par Elecam dans sa configuration actuelle ; dénoncent cette machination antirépublicaine dont le seul objectif est de maintenir à tout prix au pouvoir un régime entièrement rejeté et honni par le peuple, et exigent l’annulation pure et simple de toutes les lois portant création et fonctionnement d’Elecam et du décret du 30 décembre 2008 portant nomination des membres d’Elecam».
Si rien n’est fait, « aucune élection ne pourra se tenir au Cameroun », réitère Jean-Robert Waffo, secrétaire provincial à la communication du Sdf/Littoral
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