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Certains candidats admis ne retrouvent pas leurs noms au terme des examens médicaux. A l’Ecole nationale supérieure de police ce jeudi 18 mars 2010. 24 heures après la publication des listes définitives des candidats admis aux différents concours lancés, élèves gardiens de la paix, élèves inspecteurs de police et élèves officiers devant prendre part à une formation qui débute le 22 mars 2010 au centre d’instruction et d’application de la police de Mutenguené, sont partagés entre tristesse et joie.La raison est toute simple. Certains candidats admis sur les 36.000 postulants au départ, dont à peu près 1507 ont été déclarés définitivement admis au terme des examens médicaux, n’ont pas vu leurs noms sur la liste définitive affichée mercredi 17 mars 2010 aux environs de 14 heures. Les causes de l’absence de ces noms ne semblent pas encore avoir été élucidées par l’administration de la Dgsn. Mais, d’après les recoupements obtenus à bonne source, ces candidats à l’instar de Ayuk Felix , originaire de Bamenda ou d’un autre présenté comme deuxième sur la liste des admis à l’issue des tests écrits, auraient été mis à l’écart après les examens médicaux qui se sont avérés infructueux pour eux.
Pour le cas d’Ayuk Felix, il était classé au 75ème rang des candidats admis sur la liste publiée en fin janvier dernier. Le malheureux candidat, qui aspirait à devenir officier de police, a constaté à ses dépens hier jeudi, à la lecture des admis, que son nom a été remplacé par celui de Njamen Yonou Jacques Hilaire, qui occupe sa 75e place. Puisque les noms ont été classés non pas par ordre de mérite, mais plutôt par ordre alphabétique.
Surprises
Le deuxième candidat admissible, sous réserve des examens médicaux, et dont le nom ne se retrouve pas sur la liste définitive, est plutôt surpris par cet état des choses. Ces exemples sont nombreux. Et les explications qui se dégagent justifient la non admission des candidats sur la liste définitive par le fait que les critères éliminatoires excluaient de toute formation, les malades tuberculeux et ceux atteints de vih sida. Selon certaines informations, même les personnes handicapées étaient disqualifiées d’office de la compétition. Les titulaires de faux diplômes détectés eux aussi étaient mis de côté. C’est sans oublier les candidats dont la toise ne correspondait pas à la norme requise.
A cote des admissibles non classés, se trouvent une autre catégorie de candidats. Ce sont ceux là même qui affirment avoir bien composé mais qui au finish, n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste des admissibilités. Tchougang Nana, fait parti de cette catégorie. Ce candidat, élève en classe de première a postulé au recrutement des élèves gardiens de la paix. Aux dires de son frère aîné, il a bien travaillé lors des épreuves écrites qui se sont déroulées en janvier 2009. Mais, à leur grande surprise, le nom de son cadet ne s’est pas retrouvé sur la liste des admissibilités. Outré, il a entrepris de se rapprocher des services de la direction des ressources humaines de la Délégation générale à la sûreté nationale, organe chargé d’organiser le concours. Stupéfait, le relevé de notes demandé n’a pas pu leur être fourni. Motif, on leur rétorque que le relevé de notes n’est pas disponible. « Où voulez-vous que nous les mettons, car nous n’avons pas d’espace ici », dit-on à la DRH de la Dgsn. Conséquence, la famille Nana ne sait à qui se plaindre et multiplie les enquêtes pour établir la vérité sur les notes de leur rejeton.
La crédibilité remise en cause
Le retard connu pour la publication des listes définitives fait dire à certains que des tripatouillages ont eu lieu. « Si les critères de notes semblent n’avoir pas été mis en avant, cela signifie qu’il y en a d’autres qui ont primé. Sinon comment expliquer que de brillants candidats à l’école, qui affirment que l’examen était un jeu d’enfants ne réussissent pas à l’écrit ? » Interrogation d’un autre parent visiblement dépassé par les évènements car, pour beaucoup, une lueur d’espoir régnait encore en eux avant la publication de la liste définitive.
Des arguments de fraude qui sont battus en brèche par certains. C’est le cas de William. Heureux d’avoir été reçu au concours des élèves inspecteurs de police. Cet étudiant à l’université de Yaoundé I jure, la main sur le cœur, que le concours de recrutement a primé le mérite. Une autre dame renchérit. « Certes, beaucoup de candidats ont été retenus chez les gardiens de la paix, mais je pense qu’ils ont mérité. Ce n’est pas facile de réussir à une telle compétition. »
Le concours de recrutement des forces de police pour le compte de l’année académique 2009-2010 a connu un fort taux d’admission chez les gardiens de la paix. Sur les 1200 candidats de départ, 994 ont été déclarés admis avec 86 autres sur une liste additive. Pour les inspecteurs de police, sur les 300 candidats admissibles et 60 réservistes, 266 ont été retenus avec 55 placés sur la liste additive. Pour les élèves officiers de police, sur les 577 candidats admis sous réserve du contrôle médical, 86 seulement ont été déclarés définitivement admis avec 20 candidats placés sur la liste additive. Une source laisse entendre que les candidats placés en liste d’attente peuvent être considérés comme retenus. La liste ayant déjà été validée par la haute hiérarchie
