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Les préparatifs de l’évènement prévu à la fin de l’année n’ont pas vraiment commencé. Aucune infrastructure n’est en chantier à 9 mois de la date butoir. D’autres problèmes attendent encore des solutions. Le comice agro-pastoral d’Ebolowa aura-t-il vraiment lieu en fin d’année c’est-à-dire 20 ans après celui manqué en 1990 pour cause de crise économique ? Si l‘on s’en tient à l’annonce du chef de l’Etat dans son discours de fin d’année ; et surtout de la réunion préparatoire du 21 janvier dernier entre le vice-Premier ministre en charge de l’Agriculture, Jean Kuété et les élites du Sud, on serait tenté de répondre à l’affirmative. Mais au regard de certaines réalités sur le terrain, on est en droit de se poser quelques questions d’ordre pratique.
Goulots
Le premier problème reste celui de l’immeuble de 5 étages abandonné en plein site du comice agro-pastoral. La question de démolition de cet immeuble fait couler beaucoup d’encre et de salive à Ebolowa. Là où les choses coincent c’est que le propriétaire de cet immeuble qui n’arrive pas à l’achever détient tous les documents l’autorisant à construire à cet endroit. Il est par conséquent dans la légalité. Toute chose qui complique la situation. De source digne de foi, la communauté urbaine d’Ebolowa exige de lui qu’il achève la construction de l’immeuble avant le comice, sinon l’immeuble sera démoli. Ce qui parait peu vraisemblable au regard de l’état de l’immeuble même si les moyens étaient disponibles. Ce qui est d’ailleurs moins sûrs. La communauté urbaine que gère Guy Roger Zo’o Olouman a donc ce problème à gérer.
En dehors de ce problème, il y’a celui des infrastructures. Ebolowa ne dispose pas de véritables structures d’accueil. Il n’ya pas d’hôtel digne de ce nom dans la capitale du Sud pour accueillir toutes les délégations nationales et étrangères qui vont faire le déplacement. Il est question de construire un village du comice et un hôtel 3 étoiles. L’aménagement de la ville pour accueillir le comice n’a pas commencé. Il est question de construire un boulevard sur la route principale et plein d’autres infrastructures. Pourtant, les délais sont de plus en plus proches, même si certaines sources indiquent que les moyens seraient disponibles.
C’est la raison pour laquelle on avait prévu cet évènement pour 2011 au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). Le chef de l’Etat garant de a politique nationale et natif du Sud en a décidé autrement pour la plus grande satisfaction des Sudistes qui doivent maintenant se mobiliser et mettre tout en œuvre pour la réalisation et le succès de cette lourde organisation. Même si de prime abord rien n’est évident.
