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Un communiqué du ministre de la Communication, répondant aux allégations de certains journaux, a apporté un sérieux démenti qui remet en cause la quintessence des médias privés. Une fois de plus, un communiqué d’Issa Tchiroma, a remis profondément en cause la pertinence des médias privés. Déjà décriés dans leur démarche déontologique jugée approximative, l’évolution de l’affaire de l’aide à Haïti enfonce nettement le clou.
En effet, dans la matinée d’hier, alors que la grande une de quelques quotidiens et hebdomadaires dénonçait le non respect des promesses financières faites à Haïti par le gouvernement camerounais, d’autres ont profité de la circonstance pour invectiver la bonne foi du président Paul Biya et de son entourage. Des journalistes annonçaient implicitement une négligence du président de la République dans le suivi du transfert de 1 million de dollar, représentant la participation du Cameroun au sinistre qu’à traversé Haïti.
Les journalistes en charge de ladite information se seraient basés sur une liste publiée par le département fédéral américain, des pays ayant officiellement apporté une contribution financière. Contre toute attente, le nom du Cameroun n’y figurant pas, toutes sortes de supputations pouvant expliquer cette non présence ont permis à ces derniers d’étoffer leur article.
Démenti
Malheureusement pour ces journaux, le ministre de la Communication a tenu dans un communiqué officiel, à mettre à nu la quintessence du travail de découpage de l’information par certains journaux. Coupable de véhiculer des nouvelles pour faire sensation au détriment du respect de l’art, Issa Tchiroma pointe explicitement un doigt accusateur sur l’inhérence des travaux des médias privés claudiquant et fortement en perte d’aura. A cet effet, ce dernier afin de faire jaillir la bonne information dans toute cette tergiversation, a expliqué que le Cameroun avait bel et bien respecté son engagement vis-à-vis du pays sinistré.
Ce dernier explique que la démarche employée par le gouvernement a été différente. Au lieu de passer par le gouvernement américain, le pays de Paul Biya a choisi de traiter directement avec le gouvernement Haïtien par le biais de la représentation diplomatique camerounaise à l’ONU.
Par ailleurs, au-delà des critiques émises, certains ont profité pour juger cette participation insuffisante dans la mesure où elle ne reflétait guère la capacité économique et financière du Cameroun parallèlement aux dons des pays voisins de la Cemac qualifiés de faible acabit. Ensuite, quelques uns désapprouvent la gestion de cette aide internationale en raison du fait que la situation n’est point évolutive et que des millions de personnes continuent de manquer de soins et des produits de première nécessité et de nourriture.
Toutefois, en dessous de cette analyse critique, le gouvernement camerounais par la voix du ministre de la Communication, déplore tout de même cet épisode qui ne glorifie guère la presse camerounaise. En effet, ce quiproquo qui terni par contre l’image du pays, aurait pu être évité si les journalistes s’étaient simplement rapprochés des différents ministères en charge de ce dossier.
