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Retour au bercail : Paul Biya met fin aux rumeurs

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couple presidentielLe chef de l’Etat a frôlé le sol camerounais hier soir en compagnie de son épouse, après son séjour genevois. Ce retour s’annonce décisif pour la poursuite des dossiers en instance. Les rumeurs et les commentaires les plus fous ont animé la chronique depuis le 30 septembre dernier. C’est à cette date que la télévision publique donnait des dernières informations relatives au déploiement de Paul Barthélémy Biya et de son épouse à New-York, à l’occasion de la 64ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies et sur la suite de son séjour à Genève. Mais depuis lors, beaucoup de choses ont été dites. Des informations les plus saugrenus ont été avancées à son sujet. Certains ont une fois de plus parlé de sa mort en donnant même des dates ; d’autres ont dit qu’il était interné dans une clinique en Suisse. Des âneries qu’on peut justifier par une mauvaise communication au niveau de son entourage. Personne ne veut prendre des risques sous peine d’être vilipendé. Un président cliniquement interné ne fait pas du jogging bien après 12 heures dans les rues de Genève. C’était dimanche dernier. Habillé d’un survêtement bleu ciel et d’une casquette, le chef de l’Etat à fait environ 10 km de marche entouré des éléments de sa garde.

Critiques

Même la détermination des journalistes à donner la bonne information au public aura été mise à rude épreuve. Dikalo en a payé les frais pour avoir présenter objectivement les faits. Le site internet de camer.be qui a repris notre dernier article intitulé « Ce que Paul Biya fait à Genève » a été inondé des réactions virulentes à l’endroit du journal et de l’auteur de l’article.

En décidant donc de regagner le Cameroun hier soir, le chef de l’Etat vient mettre un terme à toutes ces formes de spéculation. Ce n’est pas tout. Puisque son retour annonce de fait la reprise d’un certain nombre de dossiers qui auraient d’ailleurs constitué l’essentiel de son travail à Genève en Suisse.

A leur descente d’avion, aux alentours de 16 heures et 30 minutes, e recherche extérieurle couple Biya a été accueilli par le président de l’Assemblée nationale, Cavayé Yeguié, le Premier ministre, chef du gouvernement Yang Philémon et le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Laurent Esso. A ces illustres personnalités, se sont jointes à l’entrée de la loge présidentielle, les secrétaires généraux adjoint de la présidence de la République, le délégué général à la sureté nationale, le Directeur général de recherche extérieur, le gouverneur de la région du Centre et les préfets du Mfoundi et de la Mefou et Afamba. Avant de regagner ses appartements, Paul Barthélémy Biya s’est entretenu avec le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et le secrétaire général à la présidence de la République. Plusieurs militants du parti au pouvoir ont été déployés à l’aéroport et à l’entrée du palais de l’unité pour souhaiter la bienvenue à leur président.

Dossiers brûlants

Comme nous l’avions souligné dans l’édition 1267, le chef de l’Etat a réellement mis à profit son séjour genevois pour se pencher sur une série d’urgences de souveraineté qui le préoccupent actuellement. Au rang des urgences qui devaient être épluchées dans les heures à venir, se trouve en bonne place la paralysie de son secrétariat général dont la célérité n’est pas à l’ordre du jour. Paul Barthélémy Biya entend rapidement régler cette question qui le mettrait actuellement en difficulté et le soumettrait, selon certaines sources, à une pression supplémentaire inopportune sur le plan professionnel.

De sources très introduites indiquent ainsi un engorgement inédit du secrétariat général de la présidence de la République. En clair, la paralysie du secrétariat général de la présidence de la République alimente la thèse selon laquelle le premier obstacle à la mise en œuvre de la politique des grandes ambitions proviendrait principalement de ses plus proches collaborateurs. D’ailleurs, dans un récent passage dans une émission matinale sur la télévision nationale, Joseph Owona ne s’était pas caché pour arguer que c’est justement cet entourage qui empêche la mise en place réelle des ambitions du chef de l’Etat.

L’autre dossier concerne l’efficacité de l’opération Epervier. Selon nos sources, le chef de l’Etat entend discipliner ses collaborateurs en charge de ce dossier. Pour ce faire, souligne-t-on, il voudrait se pencher sur des mesures urgentes à prendre pour empêcher que cette opération ne soit considérée comme « une opération à tête chercheuse ». Avec des situations embarrassantes comme celles du Pr. Gervais Mendo Zé et de Jean-Baptiste Nguini Effa, où les mêmes fautes ne produisent pas toujours les mêmes arrestations. De même que le cas du fils du milliardaire de Bandjoun, Yves-Michel Fotso, que certains de ses collaborateurs livrent à la vindicte populaire alors que de sources policières, il n’est qu’un témoin dans l’affaire Albatros - de même que Asséné Nkou ; les accusés dans cette affaire étant : Jean-Marie Luc Atangana Mebara, Thomas Inoni Ephraïm, Hubert Patrick Otélé Essomba, Jérôme Mendouga et Kevin Walls. Il y a également le cas de L’ex directeur général des Aéroports du Cameroun Roger Ntongo Onguéné qui est dans le collimateur de la justice camerounaise.

Au-delà du congrès ordinaire de son parti, prévu pour se tenir d’après certaines indiscrétions, avant la fin de cette année, se trouve également la possibilité d’anticiper la prochaine présidentielle. Les raisons avancées pour justifier cette probable décision sont davantage économique. Aussi, Paul Barthélémy Biya doit-il trancher ou non sur la possibilité de jumeler les élections régionales, sénatoriales et la présidentielle en une seule consultation électorale. Si cette position venait à prospérer, elle entraînerait une légère modification de la Constitution susceptible de ramener sur le plan institutionnel le poste de Vice-président.

Thierry Nyope

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