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Une bande de malfrats qui en faisaient usage ont été mis hors d’état de nuire. La signature et les cachets des sous-préfets étaient la cible de ses bandits. Décidemment, au Cameroun, tout est possible même les choses inimaginables. Malgré les arrestations et les condamnations, le faux et l’usage de faux continue à meubler le clair du temps des compatriotes de « l’homme lion. » Il est même devenu le sport favori de ces derniers. Il s’agit là d’un véritable raccourci pour parvenir allègrement à ses fins.
C’est dans cette logique que les cachets et la signature des sous-préfets de la capitale politique à Yaoundé, ont été contrefaits par des faussaires. Ces derniers ont été heureusement neutralisés grâce à la vigilance d’un fonctionnaire en service dans les locaux de la région du centre.
Pot aux roses
Tout est parti d’un document à signer à la province. Un agent qui connait bien la signature du sous-préfet d’un des arrondissements de Yaoundé est intrigué par le changement que celle-ci a subi. Par mesure de sécurité, il prend quand même sur lui d’informer le concerné de la situation. Ce dernier qui est un homme réputé prudent prend la peine d’aller le vérifier. Il découvre en même temps la supercherie. Ses cachets et sa signature ont été tout simplement imités sur les documents qui ont été présentés. Ce sera le début d’une enquête qui va révéler la vérité au grand jour. Grâce au propriétaire de ce document, la filière sera remontée. Une bande de jeunes sera démasquée grâce à une perquisition qui sera effectuée chez eux. Il sera découvert plusieurs cachets des autres sous-préfets et plusieurs documents qui portent des signatures de ces derniers. Il ne restera plus qu’à ces bandits de grand chemin de passer aux aveux complets.
Cette découverte ahurissante est la preuve que certains Camerounais continuent de contrefaire les signatures pour se faire signer des documents de quelque nature que ce soit. C’est ce qui justifie à coup sûr tous les faux diplômes qu’on a enregistré lors de l’opération de contractualisation. Idem pour la gendarmerie et toutes les entreprises comme la caisse nationale de Prévoyance sociale qui se sont risquées dans cette épreuve. Elles ont dû se séparer d’une bonne partie de leur personnel. Apparemment, la seule perte d’emploi n’a pas été suffisamment dissuasive pour servir de leçon à tous les faussaires. Peut-être qu’il aurait fallu que celle-ci s’accompagne de poursuites judiciaires qui, elles mêmes allaient aboutir à des condamnations exemplaires. Il aura fallu la perspicacité de cet agent pour mettre ces faussaires hors d’état de nuire. Un fait d’arme qui est plutôt rare et qui confirme la logique selon laquelle le patron dispose toujours d’un jour pour découvrir la vérité.
