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A quelques exceptions près, le bureau qui conduit la nouvelle année législative, est aussi celui qui l’a précédé. « On ne change pas une équipe qui gagne. Les élections se sont déroulées dans le calme, la transparence, la paix, la sérénité, et le respect du règlement de l’Assemblée nationale. Il est question de resserrer les rangs surtout que nous somme à la veille de l’élection présidentielle. Et nous ne saurons évoluer en rangs dispersés. » C’est la réaction d’un élu du peuple à la sortie de la séance d’hier après-midi, consacrée à l’élection des membres du bureau qui auront la charge de conduire les travaux au cours de cette année législative.
A quelques exceptions près, le bureau qui présidera donc aux destinées de l’Assemblée nationale en 2010, est celui qui l’a présidé il y a un an. L’exception étant survenue au secrétariat où l’honorable Mme Abono prend la place laissée par Mme Youssouf née Hadjidja Alim, nommée ministre de l’Education de base, le 30 juin 2009. Cavayé Yéguié Djibril a été réélu par 141 voix sur 157 votants. Il s’est d’ailleurs dit satisfait et ravi pour la confiance qui a une fois de plus été portée sur sa personne par ses pairs. Ainsi qu’au chef de l’Etat, Paul Biya, par ailleurs président national du Rdpc. Il a également déclaré qu’il sera à la disposition de tous ses collègues députés sans distinction de chapelle religieuse. Il reprend ainsi les rênes de cette auguste institution, après les avoir laissées comme le stipulent les textes à la veille de chaque session consacrée au vote des membres du bureau.
On se souvient que le perchoir aura été tenu pendant quelques jours par le doyen d’âge de l’Assemblée nationale, l’honorable Peter Cho Fonso député de Mbengwi, dans le département de la Momo pour le compte du Social democratic front (Sdf).
Longévité
Aux commandes de l’Assemblée nationale depuis 1992, après y être entré au début des années 1970, Cavaye Yeguié Djibril a décidé d’imprimer sa marque dans cette institution supposée être l’un des creusets de l’intégration nationale. A sa manière.
Homme de poigne peu conciliant pour certains, tribaliste pour d’autres, Cavaye Yeguié Djibrill a pu résister à toutes les bourrasques. On a souvenance qu’il avait été accablé de tous les noms d’oiseaux au lendemain de la nomination de certaines personnes proches de son aire géographique au cabinet de l’Assemblée nationale. Il avait même été pris à partie quand il avait porté le mémorandum des députés des régions septentrionales au chef de l’Etat au sujet des résultats du concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure, avec la suite que l’on sait. Mais en dépit de tout, il est reste égal à lui-même. Certains observateurs avaient même prédit son départ à la tête de l’auguste institution, au plus fort de la crise avec son ancien secrétaire général. Et une fois de plus, il a eu gain de cause sur ses ennemis.
