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On reparle de faux diplômes et de reconstitution des dossiers. Les revers d’une administration à l’envers. Alors qu’on croyait la procédure de contractualisation dans la Fonction Publique des agents temporaires des différentes administrations de l’Etat sur la bonne voie, de nombreuses tergiversations d’ordre procédural viennent entacher le bon déroulement de celle-ci. En effet, cette initiative prônée par le gouvernement camerounais en réponse à la recrudescence du chômage et de la pauvreté, après les émeutes de février 2008, induisait l’intégration d’environ 3000 personnes.
Des citoyens dont les dossiers étaient en instance morte dans les différents services administratifs de l’Etat depuis plusieurs années pour la plupart, mais qui continuaient d’offrir quotidiennement leurs services.Diversion
Si cette mesure du chef de l’Etat a été communément saluée par les uns et des autres, l’apothéose a été atteint lorsque la procédure d’authentification de ces diplômes a été amorcée. Ladite authentification devant simultanément permettre le désengorgement et le filtrage auprès des différents temporaires.
Or les remous qui s’érigent dans la procédure de contractualisation de ces derniers les plongent à nouveau dans le désarroi. La stupéfaction est grande de voir le ministère de la Fonction Publique parler une nouvelle fois d’authentification des diplômes alors qu’une liste de faux diplômés d’entre ces derniers avait préalablement été rendue publique. Une nouvelle étape qui remet considérablement en cause la quintessence de cette soi disante liste et le travail opéré par la commission en charge de l’élaboration cette dernière. Une opération ponctuée par de nombreuses erreurs dans la mesure où de nombreuses personnes, ayant des diplômes authentiques, se sont vues traîner dans la boue et diffamés dans les journaux sans dédommagement à posteriori. Un travail qui, comme à l’accoutumée, a nécessité des dépenses énormes au ministère et aux concernés pour finalement déboucher sur de piètres résultats qui auront plus servis à émoustiller la presse qu’à assainir l’Etat des agents véreux.
Ce qui conduit inexorablement sur la question de la contractualisation arbitraire des temporaires par le ministère de la Fonction Publique. Cette situation ambiguë est notamment renforcée par un vent de faux et de corruption qui sévit dans la commission chargée d’étudier les multiples dossiers en attente.
Laxisme
De nombreux temporaires dont les diplômes n’avaient pas été authentifiés au départ avant que les intéressés présentent des pièces justificatives, en situation trouble pour motif de faux diplômes, se retrouvent possesseurs des numéros de matricule avant ceux dont les dossiers ne présentent aucune entorse. La commission a même demandé à d’autres de reconstituer les dossiers sous prétexte que les premiers se sont égarés. Comment en est-on arrivé là ? N’est-ce pas le fruit de la corruption, du favoritisme et du népotisme.
Cette situation regrettable amène relativement à s’interroger sur l’inhérence des critères de sélection et l’éthique professionnelle. Une procédure qui devait être facilitée à partir du fait qu’une bonne partie des temporaires sont non éligibles en raison du dépassement de la limite d’âge requis et qu’un nombre considérable d’entre eux devait être tout simplement remercié.
La multitude de couacs recensés ça et là plonge désormais les temporaires dans une spirale infernale sans issue. Un triste constat animé par la lenteur, la corruption et gestion quasi libérale des dossiers épineux de l’Etat par ses cadres.
