Joshua Osih:« Une petite avancée »



Réaction du deuxième vice président national du Sdf.
Comment accueillez-vous cette nouvelle ?
C’est une petite avancée. Mais j’ai été un peu choqué par la manière donc cela est arrivé parce que le président du conseil d’Elecam a appris aux Camerounais que c’est après une demande expresse du président de la république et après avoir consulté le premier ministre et le ministre de l’administration territoriale.
Pour moi cela équivaut à sa démission s’il ne peut pas être limogé parce qu’il est censé être indépendant. Ils nous a dit aussi qu’il n’a pas pu faire cela avant parce qu’il n’avait pas de moyens. D’après nous et d’après la loin pour qu’Elecam puisse faire son travail, il faut lui donner une autonomie financière avérée. Ce qui n’est pas le cas. Il nous l’avouer. C’est la preuve par dix que ce que le Sdf a toujours est vrai. Elecam n’est qu’une anti chambre du régime Rdpc et il faut que ça cesse. Nous avons eu une victoire, celle de la refonte. Maintenant il faut que cette refonte, et ça c’est dans les pleins pouvoirs du conseil électoral. Il faut que cette refonte soit accompagnée par des inscriptions biométriques parce qu’il n y a nulle part dans la loi où la façon d’inscription est écrite. J’aimerais dire ici que la biométrie nous coûte zéro franc parce que nous avons déjà une base de données avec le fichier de l’identification nationale. Il suffit qu’Elecam se rapproche de la police nationale pour y avoir accès. Bon maintenant sur les délais. Ce qu’il faut, c’est de remettre des cartes immédiatement à l’inscription. Je crois que cela est possible avec la police. Il faut prouver qu’on est camerounais.
Qu’est-ce qui a déterminé le conseil électoral à franchir ce cap ? Les demandes sont venues du peuple camerounais. D’autres à travers les partis politiques dont le Sdf. On sait aujourd’hui que, ces trente dernières années, toutes les guerres qu’on a eues en Afrique sont venues parce qu’il y avait une processus électoral qui n’était pas crédible. Qui n’était pas consensuel.
Quel moyen avez-vous à votre niveau de pouvoir contrôler ce processus jusqu’au bout? Quand un processus est consensuel et qu’on s’accorde tous sur les règles, on n’a pas besoin de mettre dix mille garde-fous ou créer des milices ou une armée pour essayer de contrôler ce processus. Notre combat c’est pour faire des propositions nécessaires. Nous pensons que pour éviter de manquements graves, pour qu’il n’y ait pas de problèmes, il faut que la refonte soit biométrique. Il faut donner immédiatement des cartes à chaque électeur une fois inscrit. C’est la façon la plus propre de procéder.