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Il aura fallu que le premier adjoint préfectoral du Lom et Djérem use de tact et de diplomatie pour que le compte administratif soit voté. La session ordinaire du Conseil municipal de la commune de Belabo tenue la semaine passée a été l’occasion de constater que le maire Essouka Gomone fait face à la fronde de ses conseillers municipaux. Ces derniers reprochent au magistrat municipal sa mauvaise gestion et exigent une politique cohérente des recettes de la commune.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la baisse drastique du budget pour l’exercice 2010. Au lieu des 497 millions de francs Cfa de l’exercice écoulé, le budget de cette année, voté la semaine passée, s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 330 millions de F.cfa. Ce qui représente une diminution budgétaire de plus de 100 millions.
Négatif
Une diminution budgétaire que le maire Essouka Gomone justifie par le recouvrement approximatif des recettes fiscales. En votant donc ce budget 2010, les conseillers municipaux, 21 hommes et 3 femmes appartenant tous au Rdpc, ont saisi l’occasion pour exprimer leur exaspération par rapport à la gestion du maire qu’ils jugent mauvais. Pour s’en convaincre, ils mettent en exergue les six mois d’arriérés de salaire qu’accuse le personnel communal. Personnel qui est actuellement démotivé.
Il convient de mentionner que les travaux de cette session ordinaire se sont déroulés dans une atmosphère ou ne peut plus chaude et délétère. Il aura fallu l’intervention du premier adjoint préfectoral du département de Lom et Djérem à l’Est du Cameroun, Célestin Messi, pour que le compte administratif soit voté. Celui-ci s’est efforcé à ramener le calme dans les esprits, exhortant le maire et les conseillers municipaux à travailler dans un climat empreint de sérénité afin d’accorder une importance particulière aux intérêts et problèmes des populations. Le moins que l’on puisse dire est que la situation de cette collectivité locale décentralisée mérite que les services compétents du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation s’y intéressent pour déceler ce qui ne va pas dans la commune de Belabo.
JEAN-PIERRE BITONGO
