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Dans son numéro 2664 en kiosques du 29 janvier au 4 février, Jeune Afrique enquête sur le conflit familial qui menace de déstabiliser le Groupe Fotso, un conglomérat emblématique du capitalisme familial camerounais.Le patriarche de 86 ans et son fils de 51 ans se sont brouillés depuis que celui-ci, devenu patron exécutif du groupe familial à partir de 1999, a été arrêté en décembre 2010 et incarcéré à la prison centrale de Yaoundé. Il attend encore l’ouverture de son procès portant sur des soupçons de détournements d’argent public destiné à l’achat (avorté) d’un Boeing présidentiel. Poussé vers la sortie, il s’est récemment désengagé de la direction.
Dégringolade pour Fotso
Alors que le chiffre d’affaire des entreprises du groupe a fondu à cause la concurrence déloyale des produits asiatiques moins chers et de la contrebande, les activités financières ont elles aussi enregistré des pertes d’importantes : la Commercial Bank Cameroun (CBC), qui en était devenu le vaisseau amiral, a été placée en 2009 sous administration provisoire. L’agrément de la Société financière africaine (SFA), a été retiré.
L’avenir du groupe est-il menacé ? Qu’adviendra-t-il d’Yves-Michel Fotso, poursuivi par la justice et, dans le même temps, voué aux gémonies par sa famille, qui lui reproche la financiarisation du groupe, des erreurs de gestion, des orientations stratégiques hasardeuses… Quid du complot dont il se dit la victime, mêlant intrigues politiques, guerre de positionnement et vieilles rancunes familiales ?
