Chambre d’Agriculture : Près de 4 milliards de Fcfa pour 2012



Ce budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme exacte de 3 milliards 669 millions de Fcfa, a été voté le 21 décembre de l’année qui vient de s’achever. Il connaît une hausse de plus d’un milliard par rapport à l’exercice écoulée.
Pour cet exercice qui commence, la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts qui a une mission de défense des intérêts de ses ressortissants auprès des administrations, sans pour autant être assimilée à un syndicat, prévoit entre autres : la mise à disposition des ressortissants et du grand public des informations économiques et agricoles,
l’amélioration de la production à travers le renforcement des capacités techniques des membres. Autres chantiers programmés : le recensement et la valorisation de son patrimoine pour améliorer le cadre de travail du personnel, la modernisation et l’amélioration du fonctionnement des services, le renforcement de ses capacités financières. Très mal connue du grand public, la Chambre d’agriculture entend promouvoir son image.
Correction
Concernant la relance des activités de la Chambre d’agriculture, « la première action que nous allons mener, c’est de recenser nos producteurs dans les quatre sections. Ensuite, les organiser et les accompagner dans leurs activités de tous les jours, leur permettre de considérer que le métier qu’ils ont choisi n’est pas le métier de celui qui a raté sa vie », renseigne Janvier Mongui Sossomba le 30 décembre lors de la dernière édition de La Matinée de l’information de la Crtv pour l’année 2011. Il précise : « nous voulons les amener à prendre conscience de la noblesse de la profession d’agriculteur, de pêcheur, d’éleveur. Nous voulons les amener à prendre conscience de leur rôle dans le système économique de notre pays. Car, on le dit : l’agriculture et l’élevage sont les deux mamelles nourricières de notre économie. Nous voulons véritablement que ces gens sachent qu’ils ont un rôle très important ».
Réitérant que l’action première et fondamentale de la Capef est de prendre en main l’organisation de la profession et de faire en sorte que tous les moyens que l’Etat met à disposition à travers les projets et programmes, profitent véritablement aux légitimes bénéficiaires que représente la Chambre d’agriculture. Ceci sans aucune prétention à se substituer aux services déconcentrés de l’Etat qui ont pour mission de mettre en place la politique gouvernementale dans les quatre secteurs : agriculture, pêche, élevage et forêts. « Nous jouons un rôle d’interface, de facilitation et de catalyseur. Nous organisons nos paysans et nous attendons que les ingénieurs et autres docteurs viennent nous révéler leur savoir. Il ne s’agit plus d’un encadrement passif. Nous voulons donner notre ressenti relativement à tel ou tel programme dispensé par l’Etat ou les partenaires au développement », éclaire le président de la Capef.
Pour le moins, l’action de relance des activités de la Capef sur le terrain va commencer par le recensement des différents ressortissants, l’identification des différents Gics - les Groupements d’initiative commune qui, selon Mongui Sossomba, doivent évoluer vers de véritables coopératives de production. « Ce sera l’outil essentiel dans la mutation de dette agriculture de subsistance vers une agriculture moderne », renseigne-t-il. Signalons que les Gics sont des organisations que promeut la Chambre d’agriculture qui, dans la limite de ses maigres moyens, ne se contente pas seulement de l’encadrement, mais apporte des appuis à certains Gics. « Nous fonctionnons comme un syndicat et l’impact d’un syndicat, au niveau de ses adhérents, c’est d’abord leur encadrement. Et pour les encadrer, il faut les connaître », pense le président de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts.
Jean-Pierre Bitongo