Jean-Emmanuel Pondi : Le comportement des Camerounais soutient la corruption


Le préambule est du genre qui refroidit tout de suite l’interlocuteur : il «ne [veut] pas donner l’impression, contrairement à certains, de tout savoir sur tout». Jean-Emmanuel Pondi se veut sincère avec lui-même et avec l’autre. Il se sent plus à l’aise sur les questions internationales, ou celles liées à la diplomatie – c’est un peu la même chose.
Sur ce terrain, il est «inarrêtable». Bien malgré lui, donc, l’universitaire a accepté de se plier aux règles du jeu de cet espace qui veulent que la rédaction de votre journal, régulièrement, invite un homme politique, un intellectuel, bref, un leader d’opinion pour commenter prioritairement l’actualité nationale. C’est la théorie dite du «mort kilométrique» : ce qui se passe à proximité est plus important que ce qui se déroule à mille lieues.
Spécialiste en relations internationales, M. Pondi, prétendent certains de ses congénères, est un enseignant de haut vol. Auteur de 12 ouvrages et d’une foultitude d’autres publications à caractère scientifique, il fut pendant des années directeur de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) avant d’échouer à l’université de Yaoundé I dont il est actuellement le secrétaire général.
Dans l’échange qui suit, l’homme a été amené à aborder prioritairement les questions liées à l’actualité nationale. Il a également été interrogé sur sa carrière personnelle, l’«Opération épervier», ses rapports avec le Rdpc, la diplomatie camerounaise ou encore l’«affaire Eto’o». Bonne lecture.